DE MESSIRE JEAN COTEREAU, CHEVALIER SEIGNEUR DE MAINTENON
Celluy qui gist cy dessoubz consomme Chevalier fut, Jean Cotereau nommé, Qui en jeunesse eut un si grand bonheur,
Qu'il deceda plein de biens et d'honneur. En ce bonheur fortune favorable Le feit servir soubz estât honorable Un noble duc, qui après grand'souff rar.ro Au chef porta la couronne de France.
Ce fut Loys, de ce nom le douziesmc.
Que le defunct suyvit en peine extrême Par tout, au pis de ses adversitez, Puis se sentit de ses prosperitez ; Car estant Roy (en bonne et voluntaire Recongnoissance) il le feit secrétaire Et trésorier des finances royales, Pour le loyer de ses vertus 103'^ales.
Le maistre mort, le servant souspira, Et pour repos dèslors se retira Icy chez luy, où par dévote emprise Fonda, bastit et doua ceste église.
Ses bons sujectz il voulut fréquenter, Et leur apprint â semer et enter Commodément, et à rendre fertile Ce qui estoit désert et inutile, En leur faisant apporter de maint lieu Arbres divers. Puis mourant dict adieu A ses enfans, qui sur luy ont posée Ceste epitaphe, et la tumbe arrosée De larmes d'œil par naturel devoir.
Devant sa mort, des ans pouvoit avoir Soixante et douze. O longue vie et belle. Ta longueur soit devenue étemelle !
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Icy gist mort, vivant par bon renom, Jehan Cotcreau, seigneur de Maintenon Je dy celuy chevallier estimé, Du roy Loys douziesme tant aym6, Qu'eiî ses trésors pouvoir luy as«»igna.
Et aux secretz des finances signa.
Je dy celuy, de vertu amateur, Qui de ce temple a esté fondateur.
Des ans vesquit près de soixante et douze. Chez luy mourut; puis enfans et espouse L'ont mis au cueur de sa fondation, Où il attend ressuscitation.