‹ Œuvres complètes de Condillac (volume 2)Chapitre 56 sur 58 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

Chap. i. De l'état de la France h l'avènement de Hugues Cap et. Page 279.

Comment la France était divisée. Quels étaient les vassaux immédiats. Les arrière-vassaux. Comment les vassaux s'étaient multipliés. Les droits respectifs des seigneurs n'étaient fondés que sur la force, ce qui était une source de désordres. Pouvoir absolu des seignçurs dans leurs terres. Lejirs assises. Ils croyaient que tout était à eux. Le sort du serf était souvent préfér.ible à celui de l'homme libre. Les roturiers portaient

DF. l'uistoire wodi:rwe, liv. m. 543

tout le faii de la tyrannie. I.a noblesse san» fief était Hcule m<'>iiagre. ïje clergé avili est en proie aux seigneurs piiissans.

(!aAP. Il, Combien les riroils fies souverains étaient peu connu* Hans le ilLrièmc siècle. Pag. a85.

Tout l€s droits étaient confondus dans le dixième siècle. L'anarchie avait commencé sous Louis le Débonnaire. Ce prince ne connaissait pas les droits de la royauté. Charles le Chauve et Louiâ le Germanique les ignoraient également. Cette ignorance est la cause des révolutions qui arrivent sous leurs successeurs. Les derniers Carlovingiens ne savaient plus sur quoi fonder leur droit au trône. Aucune loi ne réglait expressément la succession à la couronne. Quelles idées on doit se faire des droits de Hugues CapeL

Chap. m. Depuis l'avènement de Hugues Capet Jusqu'à la mort de Philippe I. Pa g. 29 1 .

Hugues Capct est roi sans être généralement reconnu. Il descendait de Robert le Fort. Il cherche à mettre le clergé dans ses intérêts. Comment les droits des Capétiens deviennent légitimes. La faiblesse de Hugues Capel est favorable aux prétentions du saint-siége. Celle de Robert ne leur est pas moins favorable. Robert montre peu d'ambition. Le règne de Henri I n'offre aucun événement remarquable. De l'Angleterre, lorsque Guillaume duc de Normandie en fit la conciuéte. Une bulle d'Alexandre II est un des titres de ce conquérant. Obstacles qu*il surmonte. Philippe I , plus heureux qu'appliqué, s'en fait un ennemi. Il est excommunié pour avoir répudié Berthe sa femme. Conunent les Capétiens se sont affermis sur le trùoe.

Chap. n. État du gouvernement féodal à la fin du onzième siècle, Pag. 3oi.

Les premiers Capétiens modèrent leur ambition et laissent les vassaux se détruire. Les désordres de l'anarchie font sentir

le besoin d'une subordination. La subordination qui s'établit est favorable à l'agrandissement des Capétiens. Les vassaux comme les suzerains étaient intéressés à la maintenir. La cour féodale était le tribunal qui jugeait les différens. Devoirs réciproques des vassaux et des suzerains. Pourquoi les rois et les grands vassaux ne pouvaient jamais employer qu'une partie de leurs forces. Que le gouvernement féodal était fait pour les révolutions. Quatre appuis de ce gouvernement.

Chap. V. Idée générale de la chevalerie. Pag. 3o8.

Motifs des Germains pour donner avec cérémonie les premières armes aux jeunes gens. La noblesse française a eu de pareils motifs. De là , l'ordre de la chevalerie. Cet ordre ne remonte guère au delà du onzième siècle. Avec quelles cérémonies on recevait les chevaliers. A quoi ils s'engageaient. Comment ils s'engageaient. Leur éducation, lorsqu'ils n'étaient que pages. Les tournois où ils se donnaient en spectacle. Leurs études. Leur galanterie. Leur religion.

Chap.vi. Quelle était la puissance du clergé à la fin du onzième siècle, Pag. 3 1 8.

Moyens de l'ignorance et de la superstition pour discerner l'innocent du coupable. Du jugement de Dieu. Duel judiciaire. Ces usages ne permettaient plus de rendre la justice. Comment le clergé devient juge dans le temporel. Comment chaque évêque étend sa juridiction dans tout son diocèse et s'arroge toutes les causes. Négligence des seigneurs laïcs. Ils perdent toutes leurs justices. Combien cette révolution peut contribuer à l'agrandissement du clergé.

Chap. vu. De la police de l'Église dans les onze premiers siècles. Pag. 325.

Pourquoi il faut connaître la police de l'Église dans les onze premiers siècles. Quel est l'objet de la police civile. Quelle

DE l'histoire moderne, LIV. III. 54-^

est la 6n de la religion chrétienne. Quels sont les devoirs de ses ministres. Dans le civil ils doivent ^-tre siibordonnrs aux in.igistrats. Il ne faut pas dissimuler l'abus qu'ils ont fait de leur pouvoir. Dans les trois premiers siècles point de police généralement observée. Celui qui gouvernait une église se nomma évéque. L'évéqtie de Rome était le premier; mais il n'avait point de juridiction sur les autres. Comment se conservaitla communion. Pouvoirs des évéques. Leur élection. Usages communs à toutes les églises. La discipline devient plus uniforme dans le troisième siècle. En Orient les progrès du christianisme sont plus rapides. Quelles étaient les fonctions des ' évéqucs- La subordination qui s'établit lors de Constantin ne fixe pas à demeure les droits des sièges. Établissement des métropolitains, des exarques et des patriarches. L'Italie était en partie sous la juridiction de l'évéque de Rome, et en partie sous celle de l'évcque de Milan. Le même ordre de subordination ne s'établit pas également partout. Cet ordre pouvait varier dans la même province , et ne variait que trop. Les évéques demandaient des lois à Constantin , lorsque la discipline avait besoin de nouveaux rcgiemens. Les rois Goths, quoique ariens, jouissaient également, sans contestations , du droit de donner des lois aux différentes églises. Législateur en matière ecclésiastique , le souverain l'était à plus forte raison en matière civile. Pouvoir étendu et non contesté qu'exerce Justinien. Soumission des évêques à cet égard. Les factions du peuple et du clergé, qui élisaient les évêques, donnent lieu à des nouveautés. Comment le patriarche de Constantinople étend sa juridiction. Comment le pape étend la sienne. Cependant les papes restaient dans la dépendance des empereurs d'Orient. Ils en secouent le joug sous Léon l'Isaurien. La subordination s'altère par degrés. Les désordres invitent les deux puissances à faire des règlemens. Mais elles usurpent l'une sur l'autre. A Constantinople les empereurs trouvent dans le patriarche, qui a besoin de leur protection, beaucoup de facilité pour usurper sur le sacerdoce. En Occident le souverain ne fait pas les mêmes usurpations, parce qu'il a besoin de ménager le clergé. XI. 35

Et les circonstances favorables aux ecclésiastiques leur donnent trop d'autorité dans l'ordre civil. Cet abus dévient tous les jours plus grands sous les successeurs de Charlemagne. Comment l'Église s'arroge la puissance législative, même en matière civile. Puissance qu'acquièrent alors les papes, et abus qu'ils en font. Cependant les empereurs allemands élisaient encore les papes ou confirmaient au moins leur élection. De même l'élection des évêques avait besoin d'être confirmée par le souverain. Les princes donnaient l'investiture des bénéfices. Mais, au milieu de l'ignorance et de la corruption, l'autorité, même légitime, dégénérait en abus, et le clergé s'enrichissait. Comment les ordres monastiques ont contribué aux abus.

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