‹ Œuvres complètes de Condillac (volume 3)Chapitre 51 sur 52 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Comment la nature même nous enseigne Panalise, et comment , d'après cette méthode , on explique l'origine et la génération, soit des idées, soit des facultés de l'âme, pag. 322.

Chap. i. — Comment la nature nous donne les premières leçons de Fart de penser. Pag« ^22.

La faculté de sentir est la première des facultés de l'âme. Nous la saurons régler quand nous saurons régler nos sens. Nous saurons régler ceux-ci, quand nous aurons remarqué comment nous les avons bien conduits quelquefois. C'est la nature, c'est-à-dire ce sont nos facultés déterminées par nos besoins, qui commencent à nous instruire. Comment un enfant acquiert des connaissances. Comment la nature l'avertit de ses méprises. Pourquoi elle cesse de l'avertir. Unique moyen d'acquérir des connaissances.

Chap. 11. — Que Vanalise est l'unique méthode pour acquérir des connaissances. Comment nous rapprenons de la nature même. pag. 33o.

Un premier coup d'œil ne don e point d'idées des choses qu'on voit. Pour s'en former des idées il les faut observer l'une après l'autre. Et, pour les concevoir telles qu'elles sont, il faut que l'ordre successif dans lequel on les observe les rassemble dans l'ordre simultané qui est entre elles. Par ce moyen l'esprit peut embrasser une grande quantité d'idées; parce qu'en observant ainsi, il décompose les choses pour les recomposer, il s'en fait des idées exactes et distinctes. Cette décomposition et recomposition est ce qu'on nomme analise. L'analise de la pensée se fait de la même manière que l'analise des objets sensibles.

Chap. iii. — Que l'analise fait les esprits justes, pag. 337.

Les sensations considérées comme représentant les objets sensibles, sont proprement ce qu'on nomme idées. C'est l'analise seule qui donne des idées exactes ou de vraies connaissances. Cette méthode est connue de tout le monde. C'est par elle que les esprits justes se sont formés. Les mauvaises méthodes font les esprits faux.

/jcp TABLE DES MATIÈRES

Chap. iv. — Comment la nature nous fait observer les objets sensibles pour nous donner des idées de différentes espèces.

pag. 342.

On ne peut instruire qu'en conduisaut du connu à l'inconnu. Quiconque a acquis des connaissances peut en acquérir encore. Les idées naissent successivement les unes des autres. Nos premières idées sont des idées individuelles. En classant les idées on forme des genres et des espèces. Les idées individuelles deviennent tout à coup générales. Les idées générales se soudivisent en différentes espèces. Nos idées forment un système conforme au système de nos besoins. Avec quel artifice se forme ce système. Il ne se fait pas d'après la nature des choses. Jusqu'à quel point nous devons diviser et soudiviser nos idées. Pourquoi les espèces doivent se confondre, pourquoi elles se confondent sans inconvénient. Nous ignorons l'essence des corps. Nous n'avons des idées exactes qu'autant que nous n'assurons que ce que nous avons observé. Les idées, pour être exactes, ne sont pas complètes. Toutes nos idées se font avec la même méthode, et cette méthode est l'analise.

Chap. v. — Des idées des choses qui ne tombent pas sous les sens. pag. 355.

Comment les effets nous font juger de l'existence d'une cause dont ils ne nous donnent aucune idée. Comment ils nous font juger de l'existence d'une cause qui ne tombe pas sous les sens , et comment ils nous en donnent une idée.

Chap. vi. — Continuation du même sujet. pag. 35g.

Actions et habitudes. D'après les actions du corps on juge des actions de l'âme. Idée de la vertu et du vice. Idée de la moralité des actions.

Chap. vu. — Analise des facultés de l'dme. pag. 362.

C'est à l'analise à nous faire connaître notre esprit. On

trouve dans la faculté de sentir toutes les facultés de l'âme. L'attention. La comparaison. Le jugement. La réflexion. L'imagination. Le raisonnement. L'entendement.

Chap. vin. — Continuation du même sujet. pag. 368.

Le besoin. Le malaise. L'inquiétude. Le désir. Les passions. L'espérance. La volonté. Autre acception du mot volonté. La pensée.

Chap. ix. — Des causes de la sensibilité et de la mémoire.

pag. 372.

Fausses hypothèses. Il y a dans l'animal un mouvement qui est le principe de la végétation. Les déterminations dont ce mouvement est susceptible sont les causes de la sensibilité. Ces déterminations passent des organes au cerveau. Nous ne sentons qu'autant que nos organes touchent ou sont touchés. Nous ne savons pas comment ce contact produit des sensations. De nouveaux organes occasionneraient en nous de nouvelles sensations. Ceux que nous avons nous suffisent. Comment l'animal apprend à se mouvoir à volonté. Comment son corps contracte l'habitude de certains mouvemens. Le cerveau contracte de pareilles habitudes. Elles sont la cause physique et occasionelle de la mémoire. Les idées auxquelles on ne pense point ne sont nulle part. Comment elles se reproduisent. Tous les phénomènes de la mémoire s'expliquent par les habitudes du cerveau. La mémoire a son siège dans le cerveau et dans tous les organes qui transmettent les idées. Explication des songes. La mémoire se perd parce que le cerveau perd les habitudes. Conclusion.

SECONDE PARTIE

L'analise considérée dans ses moyens et dans ses ejfets ; ou Fart de raisonner réduit à une Lingue bien faite.

pag. Vjo.

Chtap. i. — Comment les connaissances que nous devons à la nature forment un système où tout est parfaitement lié , et comment nous nous égarons lorsque nous oublions ses leçons. pag. 390.

Comment la nature nous apprend à raisonner en réglant elle-même l'usage de nos facultés. Comment, oubliant les leçons de la nature , nous raisonnons d'après de mauvaises habitudes. Erreurs où ces habitudes nous font tomber. Unique moyen de mettre de l'ordre dans la faculté de penser.

Chap. 11. — Comment le langage d'action analise la pensée.

pag. 400.

Nous ne pouvons analiser que par le moyen d'un langage. Les élémens du langage d'action sont innés. Pourquoi d'abord tout est confus dans ce langage. Comment ensuite il devient une méthode analitique.

Chap. m. — Comment les langues sont des méthodes analitiques; imperfection de ces méthodes. pag. 408.

Les langues sont autant de méthodes analitiques. Elles ont commencé , comme toutes les inventions des hommes , avant qu'on eût le projet d'en faire. Comment elles ont été des méthodes exactes. Comment elles sont devenues des méthodes défectueuses. Si l'on avait remarqué que les langues sont autant de méthodes analitiques, il n'aurait pas élé difficile de trouver les règles de l'art de raisonner.

Chap. iv. — De l'influence des langues. pag. 4X3.

Les langues font nos connaissances , nos opinions , nos préjugés. Les langues des sciences ne sont pas les mieux faites. Les premières langues vulgaires ont été les plus propres au raisonnement. Ce sont surtout les philosophes qui ont mis le désordre dans le langage.

Chap. v. — Considérations sur les idées abstraites et générales ; ou comment l'art de raisonner se réduit à une langue bien faite. pag. 4X7-

Les idées abstraites ou générales ne sont que des dénominations. Par conséquent l'art de raisonner se réduit à une langue bien faite. Cette vérité bien connue nous garantira de beaucoup d'erreurs. C'est l'analise qui fait les langues, et qui crée les arts et les sciences. C'est d'après elle qu'il faut chercher la vérité, et non d'après l'imagination.

Chap. vi. — Combien se trompent ceux qui regardent les définitions comme l'unique moyen de remédier aux abus du langage. pag. 4^5.

Les définitions se bornent à montrer les choses, et l'on ne sait pas ce qu'on veut dire quand on les donne pour des principes. Il est rare qu'on puisse faire des définitions. Vains efforts de ceux qui ont la manie de tout définir. Les définitions sont inutiles , parce que c'est à l'analise à déterminer nos idées. La synthèse, méthode ténébreuse.

Chap. vu. — Combien le raisonnement est simple, quand la langue est simple elle-même. Pag- 433.

Erreurs de ceux qui préfèrent la synthèse à l'analise. Toutes les sciences seraient exactes si elles parlaient toutes une langue fort simple. Problème qui le prouve. L'évidence d'un raisonnement consiste uniquement dans l'identité qui se montre d'un jugement à l'autre. Les sciences peu exactes sont celles dont les langues sont mal faites. L'algèbre n'est proprement qu'une langue.

Chap. vm. — En quoi consiste tout C artifice du raisonnement, pag. 447.

Il y a deux choses dans une question à résoudre; l'énoncé des données ou l'étal de la question, et le dégagement des inconnues ou le raisonnement Ce qu'on doit entendre pti

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