‹ Œuvres complétes de Condillac (volume 4)Chapitre 33 sur 51 · PROPOSITION XXII · texte numérisé non relu

PROPOSITION XXII

ce Tout ce qui suit de quelque attribut de Dieu^

« en tant que modifié par une modification né^

« cessaire et infinie^ doit aussi être nécessaii^e et

ce infini. »

Démonstration.

c< Elle se ÉQiit comme ta précédente. »

Elle est donc encore inintelligible.

pROPOsmoiî XXIII.

ce Tout mode qui est nécessaire et infini à dû ce nécessairement suivre de la nature absolue de «c quelque atttribut de Dieu , ou de quelque attrice but modifié d'une modification nécessaire et €f infinie. »

Démonstration.

« Un mode est ce qui est dans un autre , par ce quoi il doit être conçu (Défin. v), c'est-à-dire a (Prop. xvj dansDieu seul , et ne peut être conçu ce que par Dieu seul. Si l'on conçoit donc qu'un (S mode est va&x^i et existe nécessairement, il faut

23o TRAITÉ

tf que ce soit par quelque attribut de Dieu , en tant a que Von conçoit que cet attribut exprime l'infi- (c nité et la nécessité d'exister, ou,cequiestlaméme a chose (Défin. viii), l'éternité, c'est-à-dire (Dé- « finit. VI et Prop. xix) en tant qu'on le considère « absolument. Un mode qui est nécessaire et in- « fini, a donc dû suivre de la nature absolue de oc quelque attribut de Dieu ;. ce qui se fait ou ima médiatement (Prop. xxi), ou par le moyen de a quelque modification qui suit de la nature ab- « solue de l'attribut, c'est-à-dire (Proposition pré- <( cédente) qui soit nécessaire et infinie. »

Je demande ce que c'est qu'un mode qui suit nécessairement de la nature absolue d'un attribut de Dieu, soit immédiatement, soit par le moyen d'une modification qui modifie l'attribut. Spinosa ne l'explique nulle part, et n'en rapporte aucune exemple. Il n'est donc pas possible de deviqer quelle vérité renferme cette prétendue démonstration.

Page 1