PROPOSITION XXX
<c Un entendement en acte fini ou infini, doit
ce comprendre les attributs de Dieu, ses affec- « tions, et rien autre. » *
Démonstration.
<c Une id^e vraie doit convenir avec son' objet « (Axiome vi), c'est-à-dire comme il est évident
f DES SYSTèAlES. a4i
«( de soi-même, que ce qui est contenu objecti- « vement dans l'entendement, doit nécessairetf ment exister dans la nature. Or il n'y a (Corol. i c( de la Prop. xiv) dans la nature qu'une seule «substance, qui est Dieu; et il n'y a d'autres i< affections que celles qui sont en Dieu (Prop. xv), Qc et qui ne peuvent exister, ni être conçues sans <c lui : donc un entendement en acte fini ou in- « fini, etc. »
Dès que le sens de cet axiome, une idée vraie doit convenir avec son objets est que les choses doivent être dans la nature, telles qu'elles sont dans l'entendement, rien, n'est moins assuré que sa vérité. On voit combien j'ai eu raison de relever ce préjugé qui subsiste encore, et que Spinosa avait trouvé si bien établi, que personne ne le révoquait en doute.