II. * i
a4a TEAJTi
Scholie.
Ce scholie esH pour avertir que , quand il parle d'un entendement en acte, ce n*est pas qu*îl conviei^iie qu'il f ak un entendement en puissance.
■>^.rAs
P{tpPQSITM>K XXHM^
a On ne peut pas dire que la volopté soit une « causé libres elle n'est que nécessaire. »
Démanstfatioh.
a La Yoloâté u'est, ainsi que rentendement, ce qu'un certain,mode d^ pensée. Ain^i (Prop, xxvni) «c une Yolitipn ne peut exister ni être déterminée a ai agir, si elle n>st déterminée pfir nï^ cau3e qui (r le soit encore par une aiitre, et ainsi à l'infini, (c Si la volonté est supposée infinie , elle doit aussi « être déterminée à exister et à agir par Dieu, 0i upn pa3 euf tant, qu'il est une snbstsmce absout lum^t infinie^ laais en tai^i^ qu'il a un attribut « qui ei^prittie l'assenée éternelle et infinie de la « pensée (Prop. xxin). De quelque £stçon qu'on a la conçoive, soit finie, soit infinie, elle demande (C donc une' cause qui la détermine à exister et à i( ^r. Ainsi*( Dé^n^ v^) qu W la peut pa» appeler « c^^sç libre f ^1 W ^t néç^s^aire et contrainte. »
^ne vQlitiçafi^léti^ripillée p^r une suite die causes à l'infini , et une volp^t^é iefi^ie quî est déter-
DES ftTWèV^S* !<4,3
minée p^r Dieu, çn ta»t qu'il a on Ptltrjlwt ^^K expriipe l'e5.scinçe éteroçlle et iiifiniç.flç Upcw^ V voilà de grw4s.mofs; naa^ qjwmi §piwwa sm, a-t-il donné dç justes idéies? et..cQwmç];i( y ^>^k'^t-^ il pu réussir, s'il l'eût e^trep^i3 ? , ...
A suivre le système de ce philojsopliiie) tout.sç fait par une aveugle nécessité. S'il y a uae pjpemière cause, ce n'est pas avec connaissance qu'ellç, apt, mais c'e&t que tout suit nécessairement de sa nature. Je^ie vois doux: pas de quelle ut^ité peuvent être à ce système ^es mots d'ej^ndement et de volonté^ En e%t, que signifient l'eutande-, ment et la volonté dau$ ui^e cause de la n^turç de laquelle toutes choses suivent néce^sa^:eme.^tJ comme l'éç^lité de trois angles d'un triangle. ^ deux droits suit de l'essence du triapgle? C'est 1^ comparaison de Spiuosa, Aus3i jçj&i$e-t*il expressément à Dieu l'entendement :et Ist volpnt^ ', quoique, par 1^ propositions xxpt et cpiixi,il pa^raisse admettre un entep^^^^nt iui^i. ^
Premier corollaire.
. «De là il suit, i*^ que Dieu p^'^t pas par la « libellé de sa. volonté* » . : ^
Deuxième corollaires.
a 2^ Que lavolonCéetl'entaidementsont, par
' Lettre LTiii des Œuvres posthumes , pa|^. 570»
o'ttfppdrt^à* là nature divine, éamme le roouve- <f mèûtètle repos, et absolument comme toutes fit les choses naturelles que Dieu (Propos, xxix) «/doit déterminer à exister' et à agir d'une cer- « taine façon; car iâ' volonté, ainsi que toutes les «autres choses^ ia besoin d'une causé qui la dé- « termine àt efxi^tet et à agir d'une certaine façon. il%X quôîi^e, la Vblonté et Tentendement étant «'supposés, il en suive une infinité de choses, «on n'a pas plus de taison de dire que Dieu agit « pai* la liberté de kà volonté, que de dire qu'il « agit' par' la liberté dti mouvement et du repos , ^ de ce qu'une iûfiiiité de choses Suivent du mourc vement et cïu repos; C'est pourquoi là volonté tt n'appaftierit pas plus à la nature dé Dieu que it les autres chdses naturelles. Mais elle s'y rap- « porte' de*' l'a même 'manière qiie le mouvement v et le repoS^ et toutes les autres choses que nous « Svbni'fàit voir être une siiite de la nécessité de « la nature' drvîhë, et'être' détemiinées par elle « à exister et à ^^ir d'i^ne q<çrtaine façon. »
Quel langage ! se servir du mouvement et du !rept>3 pôtir expU(^e!P la Vdloièfté-et l'èdtéiidcmënt, et les rapporter de la mênie hiàtWèreà là hatiire divine! On voit bien que Spinôsa a senti que, dans ses principes, l'entendement et la volonté aont ii^uûleâià (Dieui;<mais qu'il 4es adfuette ou qu'il les rejette, son système est toujours également absurde.
DES\ SÏTSJ^MES. ; 1^45
puoposiTiow xxxiiri.'
«Dieu a'a.pas pu produire . les choses autre- « ment , ni dans un ordre différent de celui* qu'il « les a produites. »
Démonstration.
ce Tout suit naturellement de la nature divine « (Prop. XVI ), et est déterminé à exister et à agir « d*une certaine façon , par la nécessité de celte « même nature (Prop. xxix). Si les choses pouce vaient être d'une autre nature ou être déter- <K minées àjagir d'une autre manière, en sorte que « l'ordre de la nature fiit tout autre y il poiirrait a aussi y avoir une nature die Dieu, autiiô^qufe « celle qui est : elle devrait (Prop. xi) égaletoéttt a exister; il pourrait parcons^éqtient y aV6îif d^ilx a dieux ou davantage, ce qui (Corollaire i de la « Propos. XIV ) est ahsùrde. Donc Dieu n'a pas pu ce produire les choses autrement ni dans un prdre ce différent de celui qu'il les a produites. »
Il est évident que cette proposition n'est qu'une suite de plusieurs propositions mal prouvée?. Il en est de même des trois suivantes.
Premier schoUe.
. Par ce scholie , Spinosa voudrait prouver que , si nous jugeons qu'il y a des choses contingentes,
a46 tRAili
ce n'est que par ignorance; c'est-à-dire que , ne sachant pas si l'essence des choses renferme quelque contradiction^ nous ignorons qu'elles sont iimpoâsibleSyOUysiiîâus savons que leur esseace ne renferme point de contradictkm^ mous ne connaissons pas les causes d'où elles suivent nécessairement , et nous Ignorons qu'elles sont nécessaires. Or cette ignorance où nous sommes de leur nécessité où de leur impossibilité , nous fait juger qu'elles sont contingentes ou possibles^
Dèuxïètne schoJie,
Dans se second soholie, Spinosa tâdiè de proi»« ver la xxxiu® proposition parles principes de ceux ^ qui il«st coiitraijEte, . Je ne rapporte pas ses raîsonnemens à ce sujet, parée qa'ïls ne font rien k là vérité de ^on syatème.