CHAPITRE X
Idée générale du système du monde.
corpsquisotit Lcs cicux sont semés de corps lumineux, qui,
hors de notre
système plané- scmblablcs à uotrc soleil , font vraisemblablement
taire. '
rouler des planètes dans différentes orbites ; et l'univers est un espace immense où il n'y a point de désert. Notre imagination est aussi embarrassée à lui donner des bornes , qu'à ne lui en pas donner.
Toutes les étoiles sont à une si grande distance , que, vues à travers le meilleur télescope , elles paraissent plus petites qu'à l'œil nu. Ainsi c'est moins leur grandeur qui les rend sensibles , que la lumière vive qu'elles envoient jusqu'à nos yeux.
Parmi les étoiles il y en a qui paraissent et disparaissent régulièrement , mais avec différens degrés de clarté. Quelquefois on en a vu tout à coup
de nouvelles qui, après avoir successivement perdu leur lumière, ont disparu peu de temps après, pour ne plus se montrer.
Afin de distinguer les étoiles , on les rapporte à certains assemblages qu'on nomme astérismes, ou constellations. Il y a douze constellations dans le zodiaque, et elles partagent l'écliptique en douze parties égales.
Le ciel est partagé en deux par le zodiaque. Une partie est septentrionale , et l'autre est méridionale : dans toutes deux on distingue encore plusieurs constellations.
On remarque de plus à l'oeil nu la voie lactée , qui, observée au télescope , paraît n'être formée que d'un nombre prodigieux d'étoiles.
Enfin on découvre au télescope d'autres taches qui sont trop éloignées pour qu'on puisse distinguer le» étoiles qui les produisent. Voilà à peu près toutes les connaissances que nous avons sur les corps qui sont hors de notre système planétaire.
Dix-sept corps forment notre système plané- Nombre des
/ . . planètes.
taire. Le soleil , ei> repos au milieu, ou n'ayant du moins qu'un très-petit mouvement, est seul lumineux. Tous les autres sont opaques , et ne brillent que d'une lumière empruntée. On les nomme planètes.
On distingue six planètes du premier ordre , Mercure , Vénus , la Terre , Mars , Jupiter, et Saturne ; et dix du second ordre , ou secondaires ;
a 56 .DE l'art
les cinq satellites de Saturne , les quatre de Jupiter, et notre lune.
•0DVd«^îiiïie7. Les planètes du premier ordre , qu'on nomme aussi simplement planètes , décrivent des orbites elliptiques autour du soleil ; et les planètes du second ordre , satellites ou lunes , tournent autour d'une planète principale, et l'accompagnent dans son cours.
Le soleil est Le solcil u'cst Das au centre C des orbites, mais
dans un ues 1 '
^"^Fig 6.. dans le foyer c. Ainsi la planète , à chaque révolution , s'approche et s'éloigne tour à tour du soleil. En a elle est dans son aphéhe , et en A dans son périhélie. La distance entre le centre du soleil Cy et le centre de l'orbite G, se nomme excentricité de la planète.
La ligne des Ccs dcux poiuts A ct <2 , cousidérés ensemble , se nomment les absides; et le grand axe, qui est prolongé de l'un à l'autre , se nomme la.ligne des absides. Aux extrémités du petit axe B b sont les distances moyennes.
Les planètes L'orbitc dc chaouc planète se trouve dans un
se meuvent d oc- -l i
dllTderp'iau.' plan qui passe par le centre 4u soleil : tel est, pour la terre , le plan de l'écliptique.
Mais toutes les planètes ne se meuvent pas dans le même plan : elles ont chacune le leur ; et tous ces plans coupent différemment celui de l'écliptique , auquel nous les rapportons. Au reste, les planètes se meuvent toutes vers le même côté, c'est-à-dire d'occident en orient; et tournent toutes,
diffdreiis.
-ainsi que le soleil , sur un axe. Il n'y a que Mercure et Saturne dont on n'a pas encore pu observer le mouvement de rotation : ce mouvement se remarque dans les autres, par le moyen des taches qui paraissent et reparaissent régulièrement.
L'observation , et surtout le calcul , déterminent Rapports de
distance des pla-
avec assez de précision les rapports de distance et «etesausoieii. de grandeur entre les planètes et le soleil. Ce n'est pas cependant qu'on puisse comparer ces dimensions avec des mesures connues : mais supposant la distance moyenne de la terre comme lo, celle de Mercure sera comme 4 ; de Vénus , comme 7 ; de Mars, comme i5; de Jupiter, comme 5i ; et de Saturne, comme o5. Je vous en ai tracé la F,g. 62.
"^ Planche vir.
figure.
On iufi^e aussi que le diamètre de Mercure est Rapports de
•* "-^ A grandeur».
la 3oo^ partie de celui du soleil ; que le diamètre de Vénus en est la 1 00^, ainsi que celui de la Terre ; celui de Mars la 170®; celui de Jupiter la 10^, et celui de Saturne la 11^ : tout cela environ.
Ce qu'on connaît le mieux , c'est le temps de Temps àt
■*■ leurs révolu--
leurs révolutions. Mercure achève la sienne en *'""'• trois mois , Vénus en huit , et tourne sur son axe en vingt-trois heures.
La révolution de Mars se fait autour du soleil en deux ans, et en vingt-cinq heures autour de son axe.
Celle de Jupiter, dans son orbite, est de douze