‹ Œuvres completes de Condillac, Volume 2Chapitre 43 sur 57 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

Scholie.

' ^Cesehôlie'est ponr areitir qne, quand fl parle #iMfi eilténdèmèiît en acte, ce lï'est pas qu'il con- *viefrtic qâ'a y ait tm entendement en puissance.

a bn ne peut pas dire que la volonté soit une cç cause 4ibre^ elle n'est que nécessaine. »

Démonstr&tioh.

La yol^é p'^&t^ aimi qw rêotesidenient, « qulvinçertaiq mode 4e pensée. Aî]^»(Prop. xKyui) fc|un< volitiop ne peut !exisa:er ni eixe détorniiiiée i^j^^tffSiie^eA'f^^ déteraÛQbéeipar line cause <pii m le soit encore par un,e jODUitxe, et aiosi à. Finfini. <c Si la volonté est supposée infinie, elle doit aussi a être déterminée à Exister et à agir par Dieu, ififiOB pasiCft.taQt qufil êst une sd^ance abson jbmont infinie^ mais en tant qu'il a un attribut HC'ijpii çx|)rimc Ifeasepce éternelle et infinie de la <c pensée (Prop. xxiii). De quelque façon qu'on a la conçoive, soit §nie, soit infinie, elle demande « donc une causé qui la détermine à exister et à K<9B«'rAii^ij( n^KW)iWW iafïiettt pas appeler '# ltt)rf34 «l^ i^t nécessaîraiet ooBÉraînte. »

\}^fd^\i^tim4é\mm^ 5iii*e de causes

à l'iiifiini, et une v.Qla8té ii^ie ^ui lest déter-

I>£S StST^BS.

miliée par Dîeu^ en tant ^u'H a tin attribut qui exprime l'essence étemelle et infinie tle la pensas voilà de ^ands m4Ê&i mais quatid ^pintea én Brtril donné de justes idées? et comment y amrait* il pu réussir^ s'il l'eût entremis ?

A suivre le systèmt^ de ce philosophe, tout se £siit par une aveugle nécessités S'il y â une première cause, ce n'est pas avec connaissance qu'elle agit^ mais c'est que tout suit nécessairement de sa nature. Je ne vois donc pas de quelle utilité peuvent être à ce système les mots d'entènde^nt et de volontés En effet, que signifiant l'entende* ment et la volonté dàns uQe cause de la nature de laquell^ toutes choses suivent nécessairement, comme l'^alitjé de trois angles d'un triangle à deux droits suit de l'essence du triangle ? C'est la comparaison de Spinosa. Aussi refiise-t-il exprès^ sèment à Dieu l'entendement et la volonté % quoique, par les propositions xxx et xxxi, il paraisse admettre un entendement infini*

Premier corollaire.

a De là il suit, que Dieu n'agit pas par la « liberté de sa volonté. »

Deuxième corollaire:

* 51* Que la volonté et l'enteûdemeht sont, par

^ Lettre tviii des Œuvres posthumes, 570»

a44 / TRAITÉ

a rapport à la nature divine^ comme le mouve^ ce ment et le repos, et absoluibent comme toutes «les choses naturelles que Dieu (Propos, xxix) « doit déterminer à exister et à agir d'une céta taine. façon; car la volonté, ainsi que toutes les <K autres choses, a besoin d'une cause qui la dé- « termine à exister et à agir d'une certaine façon. «Et quoique, la yolonté et l'entendement étant «supposés, il en suive une infinité de choses, « on n'a pas plus de raison de dire que Dieu agit « par la liberté de sa volonté, que de dire qu'il « agit par la liberté du mouvement et du repos , « de ce qu'une infinité de choses suivent du niouii vement et du repos. C'est pourquoi la volonté « n'appartient pas plus à la nature de Dieu que « les autres choses naturelles. Mais elle s'y rap- « porte de la même manière que le mouvement

et le repos, et toutes les autres choses que nous <( avons fait voir être une suite de la nécessité de « la nature divine, et être déterminées par elle « à exister et à agir d'une certaine façon. »

Quel langage! se servir du mouvement et du repos pour expUquér la volonté et l'entendement, et les rapporter de la même manière à la nature divine! On voit bien que Spmosa a senti que, dans ses principes, l'entendement et la volonté sont inutiles à Dieu; mais qu'il les admette ou qu'il les rejette , son système est toujours également absurde.

DES STSTÈMES.

PHOPOSITIOW XXXIII.

« Dieu n'a pas pu produire les choses autre- « ment, ni dans un ordre différent de celui qu'il - ^ les à produites. »

Démonstration.

« Tout suit naturellement de la nature divine « (Prop. îvi), et est déterminé à exister et à agir « d'une certaine façon , par la nécessité de cette «même nature (Prop. xxix). Si les choses pouce vaient être d'une autre nature ou être déter- « minées à agir d*une autre manière, en sorte que « l'ordre de la nature fut tQut autre , il pourrait c( aussi y avoir une nature de Dieu, autre que « celle qui est : eïle devrait (Prop. xi) également <c exister; il pourrait par conséquent y avoir deux « dieux ou davantage, ce qui (Corollaire i de la ce Propos. XIV ) est absurde. Donc Dieu n'a pas pu Ci produire les choses autrement ni dans un ordre « différent de celui qu'il les a produites. »

Il est évident que cette proposition n'est qu'une suite de plusieurs propositions mal prouvées. Il en est de même des trois suivantes.

Premier schoUe ,

Par ce scholie, Spinosa voudrait prouver que, si nous jugeons qu'il y a des choses contingentes.

a46 tnxnÉ ce n*est que par ignorance; c'est-à-dire que, ne sachant pas si l'essence des choses renferme quelque contra<^ctipu, npus ignoroq^ qu'eUes sont îfijij^pssibles., ou, si noys $3;Voqs que leur esseutce ne renferme point de contradictipu, nous ne Qoik naissons pas les causes d'où elles suivent nécessairement, et nous igtiorons qu'elles sont nécessaire^. Or cette ignorance où nous sommes de leur nécessitié ou de. leur impossibilité, nous (ait juger qu'elles sont contingentes ou possibles,

DeucQ&me schoUe.

Dans se sçcond scboUe, Spi^osa tâchç de proiv ver 1^ xxxiu® proposition par \^% principes ^ ceui& à. qui il est çontraire. Jiç ne rapporte pas^ ses. rair sonnçmens à ce snjeit, parOQ qu'ils; ne fpnt i;ipw à la yéritç 4^. sop système.

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