SCÈNE XI
MONTLUCAR, DESROLSEAU.X, OSCAR; M. DE MlUE- MONT, entrant par le fond avec CÉS.VRINE; BERNAR- DET, DLTILLET, SAINT-ESTÉVE.
M. DE MiREMONT, paraissant à la porte du fond. Quoi ! chez moi! des camarades! des amis prêts à se baltre!
M. DE MONTLUCAR, stupi-fuit. M. de .Miremout!
DUTILLET, de nu'me. Nous qui le croyions si milade ! d'où Vouez-vous donc ainsi?
M. DE MiKEMONf. Des élcctious... Hiais nous n'avons pas eu besoin (l'aller jusque-îà.,. &ir à moitié chemin... la nouvelle nous est arrivée.
TOUS. El laquelle?
M. DE MUiEMoNT. Tcn.z, l'eute^dez-vous? Ou entend en dehors des aeclanMttons .)
LA CAMARADER[E
MONTLUCAR, DESROUSEAUX , OSCAR, AGATHE; ED- MOND, entouré d'amis, de jeunes yens qui le félicitent; ZOÉ, CÉSARINE, M. DE MIREMONT, BERNARDET, DU- TILLET, SAINT-ESTÉVE.
AGATHE. 11 est nommé !
ZOÉ. Et des compliments, des bouquets!
EDMO^D. Ah! nies amis... monsieur de Miremont... mon cher docleui-... (.4 Césarine.) Et vous, ma protectrice, que ne vous dois-je pas?
ZOÉ, à Césarine. Il vous doit tout, d'abord!
cÉs.\Ri>F., avec colère, et à demi-voix. Zoé!..
EDMOND. Ce ii'c'st que ma première leçon... je ferai peut-être mieux à la seconde. {Elle quitte Césarine et passe à gauche j)rès d'Oscar.) Ah! que j'étais injuste! ce matin encore je me plaignais des hommes et du sort... j'accusais mon siècle de partialité, d'intrigues, de cabale. ..et je vois maintenant...
{Reiiardant Césarine.) qu'il y a encore amitié véritable
[Reyardant Bernardet.) et désintéressée... {Regardant les autres camarades.) qu'on peut parvenir sans coteries... sans honteuses manœuvres.
ZOÉ, le regardant avec compassion. Pauvre jeune homme!
OSCAR, à Zoé. Eh bien! vous te voyez par lui, qui refusait notre secours... on arrive quand on a des camarades.
ZOÉ. Oui, Monsieur... mais on reste quand on a du talent!
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LAV CiLi .
VIALAT ET C'% I.MPRIMEURS ET ÉDITEURS.
R^lSTïAU, ô 7a reire. Tenez, voilà i'iiomnie qu'il vous faut ii.m-i" rlief, — Ade l-^'-, scone S.
BERTRAND ET RATON