‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 129 sur 975 · M.KENSKIELD. Et pourquoi · texte numérisé non relu

M.KENSKIELD. Et pourquoi

CHRISTINE. Sans doute les émotions de la journée.

K.\LKENSKiELD. S'il ( u cst ainsi, rassure-toi ; je le di>iiiiise de desrendre au salon, et même d'assister à ce diuer.

CHRISTINE. Dites-vous vrai?

F.vLKENSKiELU. Je l'aime mieux, iiarce qu'il pourrait arriver tel événement... et au milieu de tout cela un' femme s'cITiaie, se trouve mal...

CHRISTINE. Que voulez-vous dire?

FAi.KENSKiEi.n. Rieu ; tu n'as piis besoin de savoir...

CHRISTINE, l'aviez, p.wlez sans crainte... je devine... ce repis avait pour but de célébrer des tiançailles, qui seiont diiïerées, qui peut être même n'auront p.is lieu; et si e'e.-;t là ce que vous redoutez de m'apprendre...

FALKENSKIELD, froidement. Du tout, le mariage aura lieu.

CHRISTINE. Ociel !

FALKENSKIELD, lentement, et laregardanl. Rien n'est changé ; cl à ce sujet, ma fille, un mot...

CHRISTINE, baissant les yeux. Je vous écoute, Monsieur.

FALKENSKIELD. Lcs aflaires d'État n'absorbent paUelleaient mes pen-ées que je n'aie enrore le loisir d ob^erver ce (|iii se pas>;e chez moi; et, il y a quelque temps, j'ai cru ni'apercevoir qu'un jeune homme sans niisanee, un homme de ri( n, à qui mes boutés av.iient donné acei'- dans cette maison, o>ait eu secret vous aimer... {Mouvement de Chris- Une.) Le saviez-vous, Christine?

CHRISTINE. Oui, mon père.

FALKENSKIELD. Je l'ai Congédié ; et, quels que soient ses talents, son mérite personnel, ([ue je vous ai entendue élever beaucoup trop haut... je vous déclare ici, et voui savez si mes résolutions sont fortes et énergiques, que, mon existence dùt-elle en dépendre, je ne consentirais jatn. lis...

CHRisTmE. Rassurez-vous, mon père; je .sais que l'iilee

seule d'une inésalliauee ferait le malheur de^ voir.; vie, et, je vous h' promets, ce n'es» pas vous qui serez malheureux.

FALKENSKIELD jyrenil lu main de sa fille, puis, apri'S un instant de silence, fui dit : Voilà le courage (pie je te voulais. .. Je te laisse... je t'excuserai prés de ces messieurs; je leur dirai i]uc tu es souffrante, indisposée, et je crains que ci' ne soit la vérité; reste là dans ton appartement; et, (]uoi (pi'il arrive ce soir, quelque bruit que tu puisses entendre, garde-toi d'en sortir... Adieu. {Il sort.)

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