scène
(luit viiiisy (Oiidiiiie, et celui q'ii est charge d'exéculer cet ordre... que dis-je? celui (|ui i'a sollicité... c'est Koller.
LA lu.i.Mi. Quelle luiireurl
hamz.m'. U doit se rendre ici, à la nuit tiiiiiliiuite.
La nEiNE. Lui ! Kuller! ui;e pareille audace d'ingratitude!.. .Mais :-avez-vous que j'ai de quoi le perdre, que j'ai ici des let res de sa main?
nANTZAf, souriant. Vrainieiil!..
LA nE^E. Vous allez voir.
I1A^TZAU. Je com|irends alors pourquoi il tenait tant à se charger i^eul de voire arreslatiuii, pour saisir en même temps \(is papiers et ne remettre au conseil quj ceux qu'il jugerai! convenable.
LA riEiNE, qui a ouvert son secrétaire, et qui ;/ a pris des lettres qu'elle présente à Rautzau. Tenez!., leuez!.. et si je succmnlje, qu'au moins j'aie li> plaisir de l'aire tornbersa tèle.
riAMZAU, prenant vivement les lettres, qu'il met duns sa porhe. El que feriez-vou\, .Madame, de la lète de Koller? U ne s'agit pas ici de se venger... mais de réuisir.
LA iiKiNE. Itéussirl et comment?.. Tou-> mes amis m'abandiinnent, excepic un .seul .. une mam inconnue, la vùlre penl-élre,quim'aconseilléde m'adressera llatoiiBurlvenstall.
RAMZAC. .Moi!.. Y iiensez-vous?
LA REINE, vivement. Enfui, croyez-vous qu'il puisse parvenir à soulever le peuple?
RAMZAU. A lui seul!., non, Madame.
LA REINE. Il l'a bien f.iit hier.
RANrzAU. Raison de plus pour ne pis le faire aujourd'hui; l'autorité est avertie, elle e^t sur ses gardes, elle a pris ses mesures; d'ailleurs, votre Raton Burken-.tifr est incapable d'agir par lui-même ! c'est un instrument, une machine', un levier qui, dirigé par une main habile ou puissante, pjut rendre des .services, mais à la con lition qu'il ne saura ni pour qui ni comment... car, s'il se mêle de compreiulie, il n'est plus bon à rien !
LA REINE. Que nie reste-t-il alors?.. Entourée d'ennemis ou de pièges; suis secours, san-; appui, menacée dans ma liberté, dans m, 's jours peut-être, il faut se résignera sou sort et savoir mourir... Malliille l'emporte... et ma cause est perdue !
RANTZAU, froidement et à demi-voix. C'est ce qui vous tromp'... elle n'a janiis été plus belle.
LA uEiNs.Que dites-vous?
RANrzAu. Hier, il n'y avait rien à faire, car vou; n'aviez
loi