SCENE III
Les PRÉCÉDENTS, SIR COKNEY.
siR COKNEV. C'est une horreur ! il n'y a donc |»as de coustables ?
LORD GAGE. Qu'est-ce doue, sir Cokney?
siR COKNEV. Ah ! vous voilà, Milord ; je vous demande satisfaction ; on a violé le droit des gens; on m'a ai'i-été.
LORD GAGE. El qui doUC?
SIR COKNEV. Ce Zambaro vers qui vous m'avez envoyé... c'est-à-dire non, ses amis à lui, qui se Irouveiit être ses ennemis et les vôtres; car on n'y conçoit rien, et on ne devrait jamais avoir affaire à de pareilles gens.
LORD GAGE, froidement. Vous avez peut-être raison.
MISS HENRIETTE. Etcomment vous êtes-vous échappé?
LA BOHÉMIENNE
SIR coKNEY. PiU' 11110 foiiùtre basso c|ui donnait sur les clumips, huit piorls de liaul ; mais dans ces niomcnls-là on a une énergie, et je me suis mis à courir jusqu'à la grande roule, où j'ai rencontré deu\ compagnies du régiment des gardes qui s'avançiieut en bon ordre et l'arme au bras ; et à la vue des babils rouges, je me suis dit ; « Me voilà clicz moi, je suis sauvé, n
LORD GAGE. Je l'cspère bien.
SIR coKNEY. Kb bien! pasdu tout, c'a été bien piie.
i.ORD GAGE. Qve me (btes-vous?
SIR coKNEY. Nous marcliions sur Lexinglon, lorsque plusieurs coups de feu...
LORD GAGE. Des Américains ont osé tirer les premiers sur nos troupes!
SIR coKNEv. Une vingtiine de paysans armés de fusils de "basse, et nous allions les châtier comme ils le méritaient, lorsque des deuv côtés de la cbausscc nous somir.es salués de 1 1 mémo minière. Nous entendons sonner le locsin, et de tous les villages voisins nous vovons accourir, à ti avers champs, les habilanls armés de bâtons, de haches et de faux. Le commandant crie à hau'e voix : « Volte-face! «
LORD CAGE. C'était bicu.
SIR coK>EV. C'était mal; car moi qui étais à la queue de la colonne je me trouvais à la tète, et j'entendais les cris de ces furieux : « A bas les Anglais! à bas les habits rouges! » Et noire commandant qui criait encore plus haut : « Canaille aiuéricane, retirez-vous, ou je vous mitraille. »
LORD GAGE. C'cst co qu'il faillit faire.
sm COKNEV. C'est ce qu'il a t'ait. « Feu! » a-til dit, et j'en ai vu tomber une vingtaine des plus acharnés; mais les autres sont revenus à la charge de plus belle. A chaque instant, leurnoiubre augmentait, les pierres pleuvaient de toutes parts, et le détachement a pris le pas accéléré, puis le pas de course...
LORD GAGE, Fuir devaut ces Américains! Et les rebelles?
siR coKNEY. Sont maintenant à la porte de votre palais, où ils forment un rassemblement.
LORD GAGE. Que bientôt j'aurai dissipé.
MISS HEPiniETTE. Et par quels moyens?
LORD GAGE. Lcs sculs quc 1110 C(Mnmande mon devoir : on ne transige point avec des révoltés. Venez, Cokney, suivez-moi.
SIR COKNEY. Oui, Milord. {A miss Henriette.) Pardon, Mademoiselle. (// sort avec lord Gage.)