‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 23 sur 975 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ÉLÉONORE,/'a(«()i( du filet, ISABELLE, nefaàanl rien, totites deux assises à côté l'xme de l'autre et ne se parlant pas.

ÉLÉONOiiE, après ipiclques instants de silence. La revue a ét('; belle aujourd''liui"?

iSAiiELLE. Superbe !

ÉLÊo.xoRF.. Vous y assistiez à côté de l'empereur...

is.vBELLE. Tout il côté !

ÉLÉo.NORE. On prétend iiu'il a eu une entrevue avec le roi de Fr.uiee.

iSAiiiiLLE. Ah !.. je ne sais pas !

ÉLÉONORE. Il a dù vous en p.irler.

ISABELLE. C'est possiblc!.. jen'écoulais pas! je regardais si les toilettes tie ces dames étaient |)lus belles que la mienne.

ÉLÉONORE. Mais vous couriez risque de metti'e l'empcivur tri'S en colère.

ISABELLE. Jésus Maria!., et pourquoi cela?

ÉLÉONORE. Il veivt que l'on s'occupe de politi.^ue.

ISABELLE. C'est bien ennuyeux !

ÉLÉONORE. Je conçois! mais pourvu s.nilenient qu'on ait l'air de s'en occuper...

ISABELLE. Et comineiit faire pour cela?

ÉLÉONORE. Comment?...

UN PAGE, annonçant. Son Evcidl; n^e le comte Guattinara.

ÉLÉo.NORE, à demi-voix, à hahclle et vivement. Qu.iud ou voit un ministre, il faut l'interroger, lui denruider ce qui se passe, se faire rendre coaqtte... enfin, il faut qu'une reine ait l'air de savoir. (Éléonore se remet à travailler.)

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