‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 559 sur 975 · LA FOLIE, TITAN · texte numérisé non relu

LA FOLIE, TITAN

( Titan poHedans ses bras un petit modèle de montagne.)

TITAN, à la cantonade. Ah ! l'on verra ! l'on verra ! J'ai de quoi vous confondre. (1 la Folie.) Enfin, vous voilà. Mademoiselle; c'est doue ici qu'on vous trouve?

LA FOLIE. Mais, oui; je suis fixée jusqu'à nouvel ordre.

TITAN. 11 est donc vrai que vous me quittez?

LA FOLIE. Que n'avez-vous su me retenir!

TITAN. Comment, au moment où je fais de nouveaux cmbellisscracnts** !

' M. Titan représentait ici les Montagnes Russes, qui avaient eu beaucoup de vogue l'année précédente et qui sl- voyaii'Ut renversées pai les nouvelles montagnes.

■* Eblouis par le succès de la première aunée, les en- Ir. preneurs des Montagnes Russes avaient employé leurs bénéfices en enibell'ssemeuls, afin de fixer chez eux la vogue. La -vogue n'y revint plus.

LE .GO-MÇAT DES MONÏAiSNES.

Ain ; ï'euf :, moi, je sxiis un bon homme.

(JiHji, j';ii [jiis im oiilu'siru miiitiic, l'Iantc tics sauli-s, olt-s tilleuls, Jil iii.gi, mes arbres, ma umsiciue, Nuiis nous uivoilissons tout seuls!

Ji- vois i|iic j'en suis pour mes saules. Grâce à \ous, je me trouve, hiVIas!

Mou orchestre sur mes é(i;iules.

Et mes montagnes sur les hras.

Mais jVti appelle i un personnage plus puissant ipu' vous, au Public lui-mèine. et comme il ne vient plus chez moi, c'est ici que je l'attends ; il sera juge de ce procès.

n FguE. Qu'est-ce que vous ayez donc là?

TITAN. Je porte avec moi les pièces à l'appui. C'est un petit nioilèlc en lias-relief, qui représente mes muMlagnes : on pourra confronter; et j'atjtuque les vôti'es en contref.içoii.

Air lie Durihts.

Oui, l'on va, maliicé vus astuces, ^"oir mes monîaj.'iie.s au procès :

Elles sont faites iiar (les Russes.

LA FOLIE

Et les uùtros p;ir «les Fraiieais.

Ainsi que vous à leur tour ils csiii-ient. Sachez, Monsieur, qu'eu l'ait île monuiuenls. Chez nous les arts, l'haiii>ci^r, en élevérentH

Qui lUuvront encor longtemps. !,'

TiT\N-. li'ailliurs, chez nous l'on danse.

LA KoLiR. (;hez uoiis l'on dîne' : voyez d'ici Cornue, Uacchus ( t tmil l'Ùlyiupe; j'ai pour moi le ciel !

TITAN. Kt moi les procureurs, i>t l'enfer avec eux ! Je vous forcerai bien à revenir (^Jif^znii/), f3,u ^^qus plaiderons.

i.A FOLIE, fih bieiii noua verroiisv" i . i : ■ - ■ <> ■<■ ■.■

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