ACTE CINQUIÈÎHE
(Même décor.) SCÈNE PREMIÈRE.
HENRI D'ALBRET, BABIÉÇA.
BABiÉÇA. Oui, monsieur le comte, j'ignore pourquoi Son Excellence m'avait mêlé à votre prétendue mort... moi qui aurais été désolé de vous tuer!..
HENRI, souriant. Je puis vous attester, du reste, que la nouvelle est fausse.
BABIÉÇA. Grâce au ciel!..
HENRi! Et vous dites, seigneur Babiéça que l'empereur désire me parlei'... à moi?..
BABIÉÇA. 11 VOUS prie de l'attendre ici, dans les petits appartements de la reine...
HENRI. Je croyais qu'il y avait ce soir réception?
BABIÉÇA. Il vous veci'a avant la réception... à sa sortie du conseil, qu'il a fait assembler e.xtraordinaireraent... et qu'il préside en ce moment.
HENRI, saluant. Jc vous remercie, Monsieur.
BABIÉÇA. Heureux de vous prouver mon dévouement...
HENRI. Eh bleu ! pourriez-vous me dire, vous qui savez tout... et qui voyez tout... ce qui se passe au palais... ce qu'est devenue imdame la princesse Mirgucrite... que je ne retrouve plus, et qui est comme disparue?..
BABIÉÇA. 11 y a près de deux heures... que je lui ai vu traverser la galerie... appuyée sur le bras de Son Excellence M. le comte de Guattinara, qui, malgré cela, avait l'air d'assez mauvaise humeur... Mais j'aperçois madime la princesse... {Avec finesse.) Je pense, monsieur le comte, que je ferais bien de me retirer...
HENRI. Vous êtes un homme charmant, seigneur Babiéça!..
BABIÉÇA. L'habitude de la cour! voilà tout. (/( salue etsort.)