‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 668 sur 975 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

LAOriLLE, L'ÉVEILLE, nuiormis; L.\ SENTINELLE,

dw, s le fond; .MALI.\.ME DE VEUSAC en luibà de ijarde national.

.MADAME DE VEiisAC. Ail! inoii Dicu, ct ma femme de cliaiuLire .. (Apercevant Laqitdlc.) Ali! il lu'a f.iil une licur! Non, il dort... Mais qui ui'aurait dit que jamais!., aussi, c(iiiçoil-:iii rien à mon aventure!.. Le perfide! à minuit nctrc las renlié! (Montrant utw. liitre.) et il arrive pour lui un itindez-vous, quand peul-ètre il est déjà à un autre! Cette lettre que m'a di une,' ma fruime (!e cliambr^'. . rc n'e-t pa> liîeii à moi de l'avoir décacliolée, c'est vrai ! mais eiilin. pour qui me Iraliil-il! pour une madame de Senanyes, la plus grande prude, ou pluliH laplus grande coquette, riez-vous donc ;iux femmes! Que j'aurais eu de plaisir à la confondre, à me trouver à ce reniez-vous! c'est pour cela que j'ai pris l'habit de mon mari; et encore, à peine suis-je descendue de nia vo ture, où lu'altend ma femme de chambre, que je me trouve arivlée iri, dans lui corps de garde : (lleijardanl autour d'elle.) f 1 n'est pas beau du tout. Des bancsmie table, ah! des 'arte-, des papiers, des livres. No.s maris ne sont pas si à plaindre qu'ils veulent biin le dire, et s'ennuient moins au corps de garde que nous à les attendre! C'est là s:ins doute que, tous réunis, ils rient à nos dépen.s, ou s'occupent peiit-ctiv des mnyï 11- de nous troinptr.

.\iR du viiudevilte de Jadis et Aiijoiird'liiii.

llélas ! rréihiles que nous sommes.

Plaignons donc eucor nos époux!

Lorsque ces messieurs sont entre liommes,

Dicu sait ce qu'ils disent de nous.

Dans ces lieux où chacun outrage

Notre constance et nos vertus.

Que d'époux se perdraient, je cage...

S'ils n'étaient pas déjà perdus!

Aussi ma .sœur ne se mariera pas, et quoi qu'elle en dise, je la forcerai bien à rester fiUCj et à être heureuse malgé elle.

Page 1