SCÈNE V
CHARLES-QUINT , sortant du cabinet, à gauche , GUATTI- .NARA , MARGUERITE , HENRI , ISABELLE.
CHARLES-QUINT, ;se retournant vers la porte de son cabinet avec impatience. Eh oui, Babiéça, montez à l'appartement de ma sœur, et qu'elle descende ici à l'instant. Il faut en finir avec ces révoltes de femmes ! (// aperçoit Marguerite, Henri, Isabelle, qui le saluent. Il s arrête, rend aux deux femmes leur salut, etdden regardant Marguerite.) En l'honneur de mon mariage avec l'infante Isabelle, nous accordons à notre ministre, M. le comte de Guattinara, notre ordre de la Toison d'Or.
GUATTINARA. Ah! sirc...
CHARLES-QUINT. Eu récompense de ses bons et loyaux services. (Marguerite, sans rien dire, regarde en souriant Guattinara, qui détourne les yeuc.)
CHARLEs-QUiNT, con?Hi!(«7i/. Eu l'Iionneur dc cctte alliance, monsieur Henri d'Albret, et c'est pour cela que je vous ai fait venir, vous pouvez dire à M. le connétable de Montmorency, à Son Émiucnce le cardinal Urbain, et à tous les seigneurs français, prisonniers à Madrid, que Charles-Quint leur accorde leur liberté, sans rançon, et leut permet, (Ap-
LES CONTES DE LA ItE!NI>; DE NAVARRE.
puyant sur le mot.) dvs, doiriaiii, de i|uilter Madriil ; j'oiilrinls que vous les siiivii'Z.
iiEMii, () /jar(. Ocii'l ! (Haut.) Votre Majesté me pcniicltrit-ellc du uiiiiiis de voir une (lerniiTC fois mon sonvi>raiu , avant uion départ, et de lui r.iire mes adieuK?..
ciiARLES-QL'iNT. Soil!.. l'u |iivsencc du i)ré>ideMl de l'audieiice de Castill<;. Je prie niotbieur d'Alljrel de lépéler à Sa Majesté ipi'il ne liiMit (pi'i'i elle départir des demain, avec seslidèles serviteurs... el!e sait à ipielles conditions... (H va s'asseoir à droite.) Gualtinara, la clé de mou oraioire...
nuRGUEniTE, à part. 0 eii'l ! [Elle fait si(jne à Gualtinara de ne pas ta donner, et celui-ci lui fait signe qu'il ne peut faire autrement.)
CHARLES-Qumr. Eli bien !
GeATriNAiiA, remettant la clé au roi. La voici!..
MARGUERITE, te, n d'Alljret. Ah ' maiiitenaiit pla^ d'csp -.in