‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 686 sur 975 · SCÈNE VU, Les tRÉcÉDENts, BERTRAND · texte numérisé non relu

SCÈNE VU, Les tRÉcÉDENts, BERTRAND

RERTIIAND, continuant t'air.

Pourquoi ce bruit? paix là, paix là!

J'c.spcre etifln qu'on se taira.

Silence! grande nouve'le! voilà deux voyageurs qui entl'crit dans la cour; leur voiture .s'est brisée au bas de la montaj;nc,

FLORVAL. Il ne fallait rien moins qu'un a^'cidcnl.

DASTiEN. Il ne nous en vicnl jamais que comme i-cla.

nt;BTRAXD. Il y a longtemps ipie nous n'avicuis eu si boiuie aubaine. Allons, petite lille, allouiez du l'eu, préparez les chaluhrc*; et loi , à la cuisine. Il faut nue tèt(! aussi forlement organisée que la mienne pour suffire k tout. Eh ! allez donc.

BASTIEN, à Babet. Et vous croyez qu'il en sera toujours ainsi?

«AlikT, faisant une révérence. Oui, Monsirur.

BA9TIEN. Et que vous écoulerez toujoiu'sles galants?

DABKT. Oui , Monsieur.

BAS'ITE?). Jolie réponse !

BERTRAM). Eh bicu ! ipi'cst-cc quc vous fiites donc? à ton poste.

BABET. J'y vais, mou |)ère. (A Bastirn.) Ne pas se fier à ma vertu, à ma parole, c'est altreux! [Elle sort.)

BASTIEN. Ah! oui, sa parole! je n'aurais (pi'à dormir là-ilessus, je ferais de jolis lèves! (// sort.)

BERTRAND, d Florval. Mou capitaine, est-ce que vous comptez rester là?

FLORVAL. Sans doute.

BERTRAND. Mais ces nouveaux voyageurs?

FLORVAL. Fût-ce le diable, je ne me dér.ingerais pas; j'ai établi ici mon quartier général, et j'y reste. Mais j'entends du bruil ; ce sont eux. (// s'approchu de la porte.) Voyons donc ces nouveaux hôtes. Qu'ai-jc vu? en cioirai-je mes yeux? Scudcri! Qui peut l'amener? saurait-il... [A Bertrand.) Si par hasard .. parle-lui... dis-leur .. Non, non, tais-loi el ne dis rien. {Il se sauvi'.)

BERTRAND, l'arblcu, je le crois bien que je ne dirai rien. Mais à qui eu a-t-il donc? .Vllons, il est fou !

Page 1