SCENE XV
Les PRÉCÉDENTS, LOUISE.
LOUISE , en dehors. Thérèse ! Thérèse ! [Elle entre.) Eh bien! qu'est-ce que vous faites donc là? Venez-vous? Vous n'êtes pas encore prêts, tout le monde est réuni chez le notaire; si vous saviez, Thérèse, combien nous sommes tous eiicliantés, moi d'abord de vous avoir pour sœur, et puis Antoine, votre prétendu ; il est d'une joie, d'une ivresse !
RO; OLPHE, à part. Dieu! que lui dire?
iHEUESE, (( part. Et comineiit lui apprendre ?
LoiisE. Ce pauvi'e Antoine, je ne le reconnais plus, il ne peut pas rester en place, et voilà (lourquiii nous sommes venus tous deux vous chercher.
THÉRÈSE. Et où est-il donc ?
LonsE. Il m'a dit d'entrer toijours, parce qn il a rencontré à votre porte un jeune officier, M. Muller, qui l'a arrêté et qui s'es; mis à lui parler tout bas.
RODOLPHE, (1 lui-même. Muller, à qui j'ai écrit ce malin.
LOUISE. Eh bien! (|u'avez-vous doue tous deux?. . quel air tiisie pour une mariée; ah bien! mon frère n'est pas comme cela, lui, et tenez, le voici. (Apercevant .intoine qui entre pâle et défait.) Ah ! mon Dieu ! est-ce que cela sagne tout le monde?