‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 817 sur 975 · LE GÉNÉRAL ET JULIE · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL ET JULIE

De cet heureux événement

Que mon coeur est fier et content!

LE VICOMTE

Non, je n'y comprends rien, vraiment:

Qu'ont-ils donc tous en ce moment?

Les précédents, DERNEVAL.

COBERVILLE. Mais, grâce au ciel, voilà aussi des nouvelles de notre arrondissement, mon neveu en arrive ; eh bien ! je suis nommé?

DERNEVAL. Non, mon oncle.

COBERVILLE. Et qui donc?

DERNEv.\L. Le général.

COBERVILLE. Daus deiix collèges à la fois... et mes nombreux amis?

DERNEVAL. Vous out tciiu parole; car Monsieur ne l'emporte que d'une ou deux voix.

COBERVILLE 11 scrait possible! j'espère au moins, quoi que tu m'en aies dit hier, que j'ai eu la tienne?

DERNEVAL. Jc VOUS en avais prévenu, et ne veux point votis tromper; comme mon parent, mon bienfaiteur, je vous respecte, je vous aime; vous pouvez disposer de tout ce que je possède; mais de mon vote, de ma conscience, cela ne se pouvait pas.

gobervi'lle. Eh bien! tu seras déshérité! voilà ce qu'il y aura gagné.

le cénéral. C'est ce qui vous trompe, Monsieur; il n'y aura rien perdu.

COBERVILLE. Quc voulez-vous dire?

le gé^êual, serrant la main à Deriieval. Que je ne punis point les enfants des fautes de leur père, et que le mérite et l'honneur, partout oi'i ils se trouvent, ont droit à notre estime. Oui, (Montrant sa femme.) vous avez la nôtre, celle de mon neveu, qui rcnoiici^ pour vous à tous ses droits; et si ma fille vous aime, quoiqu'il m'en coûte encore de renoncer à des idées qui m'étaient clicres, jc les sacrifie sans hésiter au bonheur de mes enfants.

DERNEVAL. Ah! MoHsicur!

ALFRED. 0 le meilleur des honinies! [Auvicomte.) Eh bien! que dites-vous de tout cela?

LE VICOMTE. Rien; j'en ai déjà tant vu, que je commence à m'y habituer.

LE r.ÉNÉRAL, Et Dous, mes aiiiis, mes concitoyens, qui, a|irès tant d'orages, sommes enfin arrivés au port, et qui goiitoas, à l'abri du trône et des lois, celte liberté sage et modérée que tous nos vœux appelaient depuis quarante ans, conservons-la bien ; nous l'avons payée assez cher. Toujours unis, toujours d'accord, ne songeons plus au mal qu'on a fait, ne voyons que le bien qui exisie; éloignons les tristes souvL-nii's, et disons tous, dans la Fi'ance nouvelle ; [Tendant une main à Derneval.) Union [Montrant dans le coin opiiosé ûoberville resté seul, et le reyardant d'un air de pitié.) et oubli.

GHCEUR.

Ah! qurlle heureuse nouvelle!

Ce choix si mérité

Récompense son zèle :

Le voilà député.

Sur cet heureux événement, Recevez notre compliment.

~i-^f2i. ET ApnFs. ï^inM'"

Jl'dîp-^ "^f APRES. .J^fl!j

LE CHARLATANISME

LE CHARLATANISME

COMÉDIE-VAUDEVILLE EN UN ACTE neitréscntéc, ponr In |iremlèro fois, ii Pari>t, sur lo <hciltrc <lii Gyiuunsc ilrnma«lqiie, le t» mal 18S5.

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