‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 854 sur 975 · JEAN, FIDÉS · texte numérisé non relu

JEAN, FIDÉS

JEAN, revenant à lui et se rappelant ce qui vient de se

passer. Ah! qu'ai-je dit! pluléd la mort... Je lu | référé. Courons!..

FiUES, tombant à ses gcnouv qu'elle embrasse. .Mou nis! mon lils! sois béni dans ce jour: Ta jiauvre mère Te l'ut |)lus chcfo Que Berthe et que ton amour!

Tu viens de donner pour ta mère Plus (pie ta vie, en donnant ton bonheur! Que jusqu'au ciel s'élève ma prii'ie, Et sois béni, mon lils, béni dans le Seigneur!

JEAN, froideincnt.

Oui! j'ai fait mon devoir!

FiDÉs, /'.' regardant.

0 mortelles alarmes!

Quel air morne et glacé!., dans les yeux point de Ta douleur h'o.se-t-elle éclater devant moi? [larmes! Mais moi, je viens, mon fils, pour pleurer avec toi!

JEAN, froidement.

A quoi bon nuumurer et se plaindre, ma mère? 11 faut bien obéir aux nobles, aux seigneurs; Nos femmes et nos biens, nos enfants sont les leurs ! Nous devons, sous le joug, nous courber et nous lairc.

FlDES.

Je n'aime pas, mon Hls, l'entendre ^iijsi parler! Quelque sombre projet t'agite?

JEAM.

Non. ma mère!

11 est lard !.. le repos est pour vous nécessaire !.. Laissez-moi !

(.tt'ft impatience.)

Je le veux !

FIPÉS.

Ah! tu me fais liembler!

Je te laisse !

[Avec tendresse.)

A demain!

JEAN, d'un air froid et calme.

A demain !

[Fidès entre dans la chambre ù droite.)

LE PROPHÈTE

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