SCÈNE PREMIÈRE
[C'est jour de fête à Memphis. Le penple circule sur la place ; on $e livre à des jeux et â de$ dan.ies. ..u fond, des barques élcgantea deicendent ou remontent le A'i/, dont les rives sont bordées de palmiera.)
CHŒUR r.ÉNÉR.'^L."
Au plaisir seul que l'on se livre.
Loin de nous présages fAcheux !
Ce doux soleil qui nous enivre N'éclaire que des jours heureux.
AZ.\EL, NEFTÉ, AMÉNOPHIS, plusieurs jeunes seigneurs et jeunes filles ont paru au fond du théâtre
L'ENFANT PRODIGUE
dans une barque richement pnvoisée qui desefnà le
A'iV. Ils sont étendus mollement sur des tapis. Derrière eux sont des joueurs d'instruments. Ils ont abordé pendant le choeur précédent. Ils débarquent et traversent la place de Meniphis au milieu du peuple, gui s'écarte et leur fait passage.
AZAKL, habillé à l'égyptienne et s'appuyant sur le brat
de Nefté.
Tu disais vrai, Nefté! c'est ici tiu'on sait vivre!
NEFTE.
Et que l'on sait être heureux!
AZAEL.
PREMIER COI'PLET
Doux séjour,
Où chaque jour
Brillent des fleurs, fraiclies écloses.
Où l'on veille pour l'amour, Où l'on ne dort que sur des roses!
.\ ta vue,
L'Aine (*»uie Rète les voluptés des cieux.
Le délire
Qui m'inspire M'a rendu l'égal des dieux!
DEUXIEME COUPLET
Que le peuple, en sa terreur.
Contre le Nil gronde et murmure; Qu'il accuse sa lenteur, J'estime peu so' onde pure !
A ^etle onde bi féconde.
Qui de trésors couvre vos chants.
Je préfère, En mon verre.
Les flots de ces vins fumants Dans le sein des plaisirs, allons! que l'on s'endorme!
AMENOPHis, souriant en montrant Aza'èl.
Comme dans nos cités la jeunesse se forme!
AZAEL, de même.
Oui, j'ai fait en trois mois des progrès k Memphis !
(Bae, à Nffté.)
Et ton amour, Nefté ..
«E.TE, de même et montrant Aménophis.
Prenez garde!., mon frère Nous observe!
AZAEL, gaiement.
Qu'importe'? 11 est de mes amis!
(.Voii(roii( le pavillon à gauche.)
Et dans mon pavillon nous passerons, j'espère, Les fêtes de ce jour !
AMENOPHIS et ses compagnons Voici le bœuf .\pis !