QUINTETTE
DoccnoBiSj ù Àzuël, immobile et coite.
Quoi ipi'ici vous puissiez entendre, De toute émotion vous devez vous détendre! MANETiioN ET CANopii, s'udFessanl de l'autre côté à Azdël. Vous devez eonserver, calme et silencieux.
Ce voile iiui eouvre vos yeux!
BoccnoRiâ, à .isaël.
Ou la gloire ou la mort sera ta récompense!
MANETUOS ET CAMICE,
Il le sait!
BllCCUORiS.
Marchons donp '..
[Tout tTOii immèi)tnt Asacl par le cctc dt ait du thctUrc ]
jErnTÉLE, sur le decaiit du tUiidtre, « UvoUii, o< priant. Ovation de Gessen! ô champs aimés des cieuv! 0 mon pajsl recevez mes adieux!
( izaft, qui avait dtSfaru, t-ntr'ouvrc m ce moment ïei rideaux du fond, dcrvtne [esqurlu co»tmenf(7t( déjà t'cpreuve du feu.) AZAEL.
0 j.iiissance d'Isis!.. je croirais, 6 merveille. Que la voix de Jephtèle a frappé mon oreille !
jEruTÈLE, priniU toujours.
0 vallon de ficssen! ô champs aimés des cieui! 0 rives du Jounlain, recevez mes adieux!
AZAEL, redescendant (/ueUiiics pas.
Quel trouble en moi s'élève.
Et vient glacer mes sens'?
Non, ce n'est point un ré\e,
(j'est elle ipie l'eutends!
ii(K-.r.nonis, manltuon, çanope.
Quel trouble eu lui s'élève.
Il hésite... tremblant.
Allons! allons! achève
L'épreuve qui t'attend!
JtPHTÉLE.
J'étais ta linacée Et t'ai gardé ma foi, Mon Azael ! à toi Ma dernière pensée!
MANETUON ET CANOPE, à Aza'èl, qui vient de redescendre encore quelques pas.
Hésites-tu, déjà'? Maichons!
AZAEL, leur résistant.
Non, non, écoulons!
ENSEMBLE
AZAEL.
Quel trouble en moi s'élève Et vient glacer mes sens?
Non, ce n'est ]ias un rêve, C'est elle que j'entends ! Je frémis, malgré moi, De tendresse et d'elfroi!
JEPniÈLE, priant toujours à droite du ihcUre. Quand vient la mort menaçante, Pourquoi suis-je loin de toi'?
Viens défendre ton amante!
AzaM, protéi-'e-inoi!
Défends-moi ! dél'ends-moi !
LES mois PBÉTBES.
Quel (rouble en lui s'élève?
Àllojisl voici l'instant!
Voici la route!., .\rbcve!
C'est Isis qui t'attend!
D'avance, je le voi, Son cœur tremble d'elfroi!
A7.UL, s'é.lmçant et arrachant son voile. Je n'v liens plus'., tombe sur moi le ciel. Je la verrai!
ii-vnTiii.y.; poussant »n cri et cot<r«»»J dans ses Irjj C'est Azaë|!
ENSEMBLi;, JEPHTÈLE.
l,e ciel daigne m'eufendre!
Mon lrèr«, mou vengeur, Tu viens pour me (téfenilre.
Contre cet inipostei r| Aiquès du toi, (pie j'aime, Méprisant leur co\(rroux.
De la mort ellc-nié(no Je peux braver les couj s !
Le DW\ vient de ^'entendre.
Mon amie et iqa aoeur.
J'accours pour te défendre Contre cet imposteur!
Oui, de leur anathéme Je méprise les couiis !
Et d'Isis elle-même Je brave le courroux !
HANETHON, BOCCHORIS, CANOPE.
Dieu! qui viens de l'entendre, Que ta juste fureur Tonne et réduise en cendre L'impur blasphémateur!
.^iiathèmc! analhème!
Et pour uoïis venger tovis, Osiris, fais loi-ménie Eclater ton courroux !
BOCCHOBIS.
Osiris punira ton crime !
AZAEL.
Mon Dieu, plus que le tien, est redoutable et fort!
BOCCUORis, montrant Jephtèle.
Le peuple impatient demande sa victime !
[Aux deux autrca desservante.)
Qu'on la saisisse !
[i/anethon et Canope font un pas vers Jept^tèîe.)
AZAEL, saisissant une hache de sacrifice qui est sur une table.
Eh bien, immolez-moi d'abord!
ENSEMBLE
AZAEL, montrant Jephtèle.
Dans mes bras viens la prendre.
Elle est là sur mou tœurj
L'ENFANT PRODIGUE
Et je saui'ai iléfendi'e Mon amie et ma sœur!
Oui, (le leur analliime Je nié|irise les coups!
Et (l'Isis elle-m(5me Je brave le counoux !
JEPHTÈI.I".
Le ciel vieut de me rendre Mon ami, mon vengeur ; U saui'a me défendre Contre cet imposteur!
Aiiiirés de toi, (|iie j'aime, Méprisant Icui- courrons, De la mort cUe-mèuu; Je iieu\ braver lescouits!
BOCCIIOBIS, MANETIION, CANOPli.
Dieu! qui viens de l'eutcndre, Qne ta juste fureur Tonne et réduise eu cendre L'impur blasphémateur !
Auatbcme ! anaihémc!
Et pour nous vcng:ertous, Osiris, fais toi-ménie i Eclater ton courroux !
[A la fin tfe ce morceau, .jîaè'i lève I4 hacUe BUf Bocc/ioriM, Manillio. Ca'opst qui ton* lei trait i'enfttient effrayt^u )