‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 911 sur 975 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

NEFTÉ, AMÉNOPHIS et ses amis, ei les voyar/eurs de lacaravane.

Chers compagnons, accourez sur nos pas ! Venez, ne nous séparons pas!

Souvent en voyage, I.'orage Éclate soudain.

Et pour braver les dangers du chemin.

Marchons gaiment en nous donnant la main !

NEFTÉ.

RÉCITATIF

De Memphis et de Babylone Je fuis la splendeur monotone.

Lasse d'un calme heureux, je cherche le danger, Et ne demande au ciel que des orages.

Ne fût-ce, hélas ! que pour changer !

Mais n'importent les rivages, N'importent les climats.

L'amour et les plaisirs partout suivront mes pas!

L'ENFANT PRODIGUE

AIK.

Sages, courbez la tête !

Rois, tombez à genoux!

Toujours la plus coquette Triomphera de vous !

C'est la beauté, C'est la volupté Qui régnent sur terre; Et la sagesse sévère A leurs lois Cède parfois!

Oui, bien souvent, Un fier conquérant Un instant Les brave.

Mais à son tour.

Faible esclave, Son cœur obéit à l'amour.

On a vu jusqu'aux dieui Se soumettre à nos charmes, Kt pourtant deux beaux yeux, Voilà nos seules armes !

Mais ces armes-là, Demi-dieux ou mortels...

(Faisant le signe de tombera genoux] Vous mènent toujours là!

C'est la beauté.

C'est la volupté, etc., etc.

iZAEL.

0 mortelles injures!

Lorsque tant de souillures Devraient à vous, parjures.

Faire rougir vos fronts!..

Hélas! rien ne me reste!

Et Dieu, qu'en vain j'atteste.

Dans son courroux céleste.

Me livre à leurs alfronts !

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