‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 921 sur 975 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

RUBEN, AZAEL.

BVBEN, faisant signe à Azai'l d'approcher. Cette cité fameuse Vous l'avez donc vue?

AZAEl, baissant la tète.

Oui!

iin&EK.

Dans la foule honteuse De jeunes débauchés, de libertins impurs, Qlui vont perdre leur or et l'honneur dans ses murs., Auriez-vous rencontré, dites-le-moi sans feinte. L'espérance et l'orgueil de notre tribu sainte. Mon fils!..

(Se reprenant vivement.)

Non... plus mon fils!

AZAEL, à part.

0 ici!

HDBEN.

Mais un jeune insensé qu'on nommait Azaël.

AZAEL.

Oui, seigneur!

HUBEN, tremblatit d'impatience.

Eh bien donc, exisle-t-il encore?

AZAEL.

Par malheur !

RDBEN.

Que dis-tu?

AZAEL.

Car lui-même, il s'abhorre !

HCBEN, arec Joie.

Ses torts par le malheur sont-ils donc expiés?

AZAEL.

11 s'en repent du moins!., il prie... il vous implore! Et tremble...

Ri'BEN, tremblant.

Où donc est-il alors?.. Parle!

AZAEL.

A vos pieds.

L'ËNFANt PnODiGUE.

BUDKN, poussant un cri.

AIR

Mon Gis!., mon fils!., c'est toi! que je vols! tiue j'embrasse! 0 Seigneur!., dont la main m'avait tant éprouTiS ! Mes malheurs étaient grands, ta bonté les siirp'aSse ; J'avais perdu mon (ils, et je l'ai retrouvé !

Le Dieu vengeur iiui tient le glililfêj

De joie a plutôt tressailli

Au coupable ijui se relève

Qu'au juste qui n'a point failli!

Mon fils!., mon fils!., c'est toi... que je vois., que j'tmbras^e! 0 Seigneur !.. dont la main m'avait font épl-ouvé ! Mes malheurs étaient grands, la bsiité les SurllSase : J'avais perdu mon fils, et je l'ai retrouvé ! Et vous, amis, de fienrs coui'Onnei Votre tète ! Au foyer paternel, que le festin s'apprête !

t.ippelarit tous ses Si'rvMiHri.) Accourez tousl.. venez... vÊlieè .. fe'est jour de félë !

J'avais |icrdu mon fils, et je l'ai retrouvé !

JEPIITÉLE ET TOUS LES SEUVITEUBS,

Oui, partageons sa joie et son amour !

Sou fils est parmi nous, son fils est de retour!

(On entend le son des harpes et une musique aérienne. L'auge qui acait apparu à .izaël s'élève du milieu dis nuages et ntnnte vers le ciel, portant aux pieds de Dieu le pardon paternel.)

Clartés célestes et nouveilss!

Oui, des anges j'entèiids les harpes immortelles!

nUBENi

Du repentir d'un îlls Dieu mélile est réjoui!

AZAEL.

Mon père a pardouiié !i. le ciel pardonne aussi !

GHUELîR.

Partageons tous sa joie et son amour!

Son fils est parmi nous! soii fils csl de retour 1

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^^^/^^ l'EH^.iitt rnODIUlE J.\J^J^£;,

ALl-t3ABÀ.

ALI-lUBA

Ol'ÉllA EN Ol'ATRE AGTE.S l'IlÉGÉUÉ D'L'iN PUOI.Oi;UE ■IC|ii-éscn(c, pour In première (uN, sur le lliéAtre de l'.«oaaéiulc royiilc tic .Uil'«li|iic, le «3 Juillet 16 33.

SÛCIKTK iVrCM. UBLtSVlLLfi.

MUSIQLE DE M. CUEllutiiNl.

ALI-BABA, riche négociant d'Ispalian.

NADIR

OURS-KAN, chef des voleurs.

AIiOUL-HASS.\N, thcF de l;i douane.

CALAF, tré.sorierdes voleurs.

TUAMAR, hculcnaul dOius-Kan.

PHAOR, esclave dAli-Caha.

IJcrsoniiiigre.

Un Esclave d'Ali-Baha;

DÉLIA, fille d'Ali-Iialia:

MOUiilANE, esclave do Délia.

Voleurs.

Esclaves d'Ali-Baba.

Hommes et Fesses du peii'I.e.

Soldats de la sulle d'Aboul-Hassan,

La scène se passe à Ispalum et dans les environs.

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