‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 928 sur 975 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les précédents, MORGIANE, accourant.

MORGIANE

AIR

Dieux! que c'esk beau!

Quel spectacle nouveau !..

J'en suis encore émue...

Jamais un tel tableau Ne s'ûfhit à ma vue..

Dieux! que c'est beau!..

AU-BABA

Mais qu'est-ce donc ?

MORGIANE, continuant.

C'est un cortège magnifique.

Des escl.ivcs, de la musique...

Entendêï-vous!.. c'est ravissant!..

Les plus beaux chameaux d'Aiabie...

Et des coursiers de Tartarie, Ecoutez le hennissement.

Tout s'arrête sur leur passage ; Dans notre cour c'est un tapage...

All-BABA.

Et de qui donc vient tout cela?

MORGIANE

C'est de Nadir... oui, tout cela Est pour le noble Ali-Baba!

ALI-BABA, la main sur son 眫r.

Ah!

MORGIANE

Ah ! ah ! que c'est beau !

Quel spectacle nouveau !

J'en suis encore fmue...

Jam lis un tel tableau Ne s'offrit à ma vue...

Dieux! que c'est beau!

Et (picls présents

Éblouissants !

Un palanquin èliiieelant

D'or et d'argent.

Les pierreries

Les mieux choisies,

Des vases pleins

De rubis fins!

ALI-BABA

Cela vaut bien, je gage.

Trois cent mille scqnins !

HOHGIANE.

deux fois (lav.inlage!

ALI-BAI)A

Bon!..

Ah!

MORGIANE

Ah!., ah! que c'est beau!

Quel spectacle nouveau!

J'en suis encore émue...

J .mais un tel tableau Ne s'otfrit à ma vue- .

Dieux'!,, que c'est beau!

tnc'i enclaves entrent'cliargés de présents, d'étolfcs, de ' colfres p'cins d-or. Vn palanquin très-riche parad au fund.)

ALI-BABA

Et ces présents?

MORGIANE

Ils vont paraître.

ALl-BABA.

En ces lieux?

MORGIANE

Oui...

ALI-BABA

Vraiment !

MORGIANE

Les voici.

ALl-BABA, courant à Nadir.

Et c'est toi...

MORGIANE

C'est lui !

TOUS

Les voici!., les voie»!

Célébrons aujourd'hui L'amour de notre laaitre Et le bonheur du noble Ali.

ENSEMBLE

CHOEUR

Ah ! quel tableau !

Dans un jour aussi beau, L'h.Mnen de notre niailre Nous promet nu bonheur nouveau !

MORGIANE, tes admirant.

Abl que c'est beau!

Quel specticle nouveau!

Dés qu'on les voit paraître aiacun s'écrie : Ah! que c'est beau!

(/.es esclaves entrent chez Ali-llaba)

ALi-RABA, regardant Nadir.

ix glorieux pour moi , pour ma A la fois tant d'amour, tant d'or et de vertus!

Ah ! quel choix glorieux pour moi , pour ma famille !

AL!-r.ABA.

[L'embrassant.

Suis l'ùpoux de Délie!

[Poussuiit un en'.) Ali! jo n'y l'eHàuis lilus!

Mon autre geiulic, il uni j'iiviiis iMOmi» '"« liUe.,.

Alioul-Hassanl..

NADin.

Il est viilie et jalouKi,, Son crédit est puissaiil el je cfaiiis sou iouitomx... Comme rlicf des imiits uM ces livMV il conimaiide.

Et (le me perdre il iuii.iil les uiojeiis,., Si ruinonr a des droits, la dûuano a les sieiis. Et j alliais mr.to déjà plus d'iuic amenJo Pom- lies faits ipie jamais sou le l iiu remaniuij.,-.

NAUiR, e/oiili<i.

Cummeid';'

AH-DAUA-

Eu oe momeittj j'ai i Uez moi du moka Eu Ir.iudc iutiuduit ! .

HUHGUNË.

Ciel!

iSLl-SAUA.

Jl'eu ai (juarante baupes, Café ilélieieu\!.. iiug lu (iief lies duuaues. . l'ounait taire saisir, s'il ue teima lies yeu\|

Munt^lANE.

11 sera bieiiNeiUaut...

ALI-BABA

il seia funeux!

S'il apprend ipi'anjoiu'd'liui Nadir sur lui iVuiiiorte. Et je ne puis...

MAÇm.

Songe» aux mille hourses d'or...

AH-DABA, emfconjj.e.

Je le sais!.. maispûm'Unt...

KADID,

J'en donne mille encore...

ALi'UACA, hédtmt,

Je couiiirendsl.. mais...

NADIR

Trois mille!..

ALi-DABA, plus embarmué-

Oui, mais un galant homme' NADIR, toujours froidement.

Quatie mille...

ALi-BABA, hésitant encore.

Un instant...

NADIR

Faut-il doubler la somme?

11 a réponse à tout! et je ne dis plus mot!

[Voijant entrer De'lia.) Voici ma lillc... adieu!., moi je vais voir la dot.

(/; Stort ai.ec lHoryiane.)

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