I.ACNY. — Imtirîiiitirie de Vulat et rie. — ■ X
ALi-n.\nA.
ABOIIL-HASSAN.
Je viens ici. .
(Montrant Délia.) Clierclicr ma femme.
ALI-BABA, regardant Nadir.
Je le sais bien.
NADIR, bas, à Ali-Baba.
Allons, il faut parler.
ALi-BABA, haut, à Aboul- Hassan.
Un bon père dans tous les temps Doit s'immoler à sa famille, Et pour le bonheur de ma Iille Je ne puis tenir mes serments.
ABOl'L-HASSAN.
Par Mahomet, qu'entends-je'
ALI-BABA
Un ccenr tel que le vôtre Comprendra ma douleur, mais elle en aime un autre.
ABOl'L-HASSAN.
J'ai reçu ta promesse.
ALI-BABA, montrant sa filti. Elle a donné sa foi; Puis-je contiaindrc un cœur?
ABOL'L-HASSAN, furieux.
Eh! que m'importe à moi?
ENSEMBLE
ABOIL-HASSAN.
De rage et de vengeance Je sens mon cœur frémir, Et d'une telle otf. nse Je saurai le punir !
ALl-BABA.
Ah! d'une telle olfeuse Il saura me punir !
Et son courr'jux d'avance Déjà me fait frémir!
NADIH ET DKLIA^
Ah! je sens l'espérance En mon cœur revenir!
Oui, livious-nons d'avance A rameur, au plaisir !
ALI-BABA, à iS'adir et à sa fitis.
Plus d'hymen ! vous voyez les dangers cjue je coarsi
N.ADIR.
Je saurai l'apaiser.
ALI-BABA
Plus d'hymen! plus d'amours!
ABOUL-HASSAK.
De rage et de vengeance Je sens mon cœur frémir. Et d'une telle olfense Je saurai le punir!
ALI-BABA
Ah! d'une telle offense Il .saura me punir!
Et sou courroux d'avance Déjà rac fait frémir!
NADIR ET DELIA.
Pour nous (dus d'espérance, 11 veut nous désunir!
Je brave sa vengeance Et l'attends sans frémir!
[Aboul -Hassan furieux sort ai'Cc ses esclaves qui emportent la dot envoye'e par leur maître. Aboul-Bassan a menacé. Ali-Baba <jui se désole, sépare les amants, fait rentrer sa fille et renvoie Nadir.)