‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 115 sur 783 · CAROLINE, VALÉRIE · texte numérisé non relu

CAROLINE, VALÉRIE

CAROLINE, tenant Valérie par la main. Eh mais, où élalstu donc? Qu'es-tu devenue? Je te cherchais partout. J'ai tant de choses à te dire :

VALÉRIE. Caroline, est-il encore ici?

CAROLINE. Qui donc?

VALÉRIE. Voire visite, M. le comte de Halzhourg.

CAROLINE. Sans doute, et je me trouve, ma chère, dans un grand embarras.

VALÉRIE. Il vous aime donc beaucoup ?

CAROLINE. Jusqu'ici tout me le prouve. (Regardan', \'alérie.) Eh! mon Dieu ! qu'as-tu donc?

v.\LÉRiE. Rien. [A part.) Je sens auprès d'elle une défiance dont je ne puis me rendre compti;. .Vli! voilà des tourmenîs (]ue je ne connaissais pas! (Haut.) Il vous aime; il vous l'a dit?

CAROLINE. Pas positivement, miis...

VALÉRIE. Eh bien don ■, achevé: qu'y a t-il qui te désole? et d'oii peut venir ce chagrin?

CAROLINE. C'est que ton protégé-, M. Henri .Milnor, s'est enfin déclaré.

VALÉRIE. Je le sais,

CAROLINE. Et (|ue, touchée de so:i amour, émue de ses prières... j'ignore comment cela s'est fiit... nuis eiitin j'ai senti que c'était lui que j'aim lis.

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