‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 179 sur 783 · AMÉLIE, ADÈLE · texte numérisé non relu

AMÉLIE, ADÈLE

ADELE. Une seule chose m'inquiète maintenant... Ce sont ces lettres... ce portrait que Rodolphe a entre les mains.

AMÉLIE. C'est ta faute. Je t'ai dit vingt fois de ne pas écrire. Tu en veux toujours faire à ta tète.

ADÈLE. 11 n'en a que trois, et il m'a bien promis devant toi de me les renvoyer demain par son valet de chambre...

AMÉLIE. Espérons-le... Allons, va-t'en vite...

ADÈLE, montrant la porte à gauche. De ce côté?..

AMÉLIE. Eh! non... Tu serais vue par cet étranger...

ADÈLE. Eh! mais, j'y pense maintenant. Nous sommes là à parler tout haut, et 1 on entend de ton petit salon tout ce qui se dit ici.

AMÉLIE. Qu'importe!.. Cet étranger ne sait peut-être pas le français... [Lui montrant la porte opposée.) Passe ici à droite, par cet escalier dérobé.

ADÈLE. Adieu encore... [Elle l'embrasse.) N'oublie pas d'envoyer mon chapeau, mon mouchoir et ma lettre à madame Longpré...

AMÉLIE. Sois tranquille. Attends donc, je descends avec loi... La porte du bas de l'escalier est fermée, j'en ai la clé... (Elle prend la clé dans le tiroir de la toilette et sonne; le domestique paraît sortant de la porte à gauche.) Dites à ce monsieur d'entrer et d'attendre ici, je remonte à l'instant. {Elle sort par la porte à droite.)

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