‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 197 sur 783 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ADÈLE, seule, assise et lisant, puis CRÉPONNE.

ADÈLE. Quel insipide romani

CRÉPONNE, entrant en courant. Madame, Madame! bonn; nouvelle ! M Samson, notre propriétaire, a refusé à M. Uialtu de lui renouveler le bail de votre appartement, parce qui! cstennurclié pour vendre sa maison.

ADELE. Vraiment"? es-tu bien cortaine de ce que tu me dis là?

CRÉPONNE. Très-certaine, je le tiens de la portière. Ma dame, il faudrait tâcher de décider M. Rialto h vous acheter cette maison, parce que s'il venait à mourir ou àchai;ger de manière de voir, elle vous resterait toujours.

ADÈLE. Il y a trois ans qu'il me promet qu'il en sera ainsi.

cnÉP0>NE. Il promet beaucoup, M. Rialto; c'est comme co nouvel équipage...

ADELE. Ne m'en parle pas; tous les gens qui ont amassé leur argent à la Bourse sont faits ainsij ma chère.

CRÉPON.NE. Vieux jaloux!

ADELE. Ah! pour jaloux, il l'est à en mourir sur la plice. Doit-il venir aujourd'hui?

cuÉi'ONNE. Il m'a dit qu'il viendrait dîner, et s'il découvrait les assiduités de M. Hippolyte. Accueillir ainsi chez vous un tout jeune homme, sans raison, sans expérience... [Hippolyte entre.) Ah! le voici; comme il a l'air rêveur.

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