‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 241 sur 783 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LA PRINCESSE, seulf. Louis X!V disait : J'ai failli attendre!., et moi, prince-se de Bouillon, petitc-filIc de Jean Sobiesky... j'attends! (Souriant.) J'attends réellement... je ne peux pas me le dissimuler!.. La Duclos m'a pourttmt fait dire que son petit billet avait été rerais au comte de Saxe lui-même dans nue loge où il était seul... (Réfléchissant.) Seul!., est-ce bien vrai? N'est-ce pas pour une autre qu'il manque à ce rendez-vous, où je suis venue, où me voici!.. On peut pardonner une infidélité, cela souvent ne dé|X!nd pas de nous; une impolitesse... jamais! Je n'ai pas été en ma vie une seule fois impertinente sans y avoir tâché... et réussi... (Se levant avec impatience.) Onze heures!... Monsieur le comte, vous arriviez le premier l'année dernière; voilà une heure de retard qui me prouve que j'ai un an de plus! Malheur à elle, malheur à vous de me l'avoir rappelé! Je venais ici avec empressement, avec impatience, [)Our vous sauver, et vous me laissez le temps de réfléchir que je puis également vous perdre, que votre fortune politique est entre mes mains... c'est plus qu'ingrat, c'est maladroit... {Se levant et marchant vers le fond.) Allons!

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