SCÈNE XIII
CAROLINE, seule. Grâce au ciel, ils .s'en vont; c'est bien heureux, car il semble qu'aujourd'hui ils s'eiiteiident tous pour m'ennuyer, pour me contrarier. Eh ! mon Dieu, non! ils m'obéissent, ils font ce que je veux. Eh bien! justement c'est ce qui me contrarie. J'ai l'air de commander, d'imposer des lois, et je n'aime pas cela. Je n'aime pas qu'on soit de mon avis, surtout quand je n'en suis pas moi-même; car, après tout, qu'est-ce que je veux?., qu'ils s'aiment, qu'ils s'épousent, qu'ils s'en aillent. Eh bien! tant mieux... des cœurs froids, des indifférents, des ingrats!.. Aimez donc les gens, croyez à leur affection, à leur reconnaissance... C'est là ce qui fait le plus de peine... et pour un rien, j'en pleurerais de chagrin et de dépit. Qui vient encore? {S'essuyant les yeux; et puis à haute voix et sans se retourner.)
Air : Voulant par ses œuvres complètes.
Que ma porte soit refusée; Je n'y suis pas.