SCÈNE XVIII
MADAME DE SELMAR, puis EDOUARD.
MAD.vME DE SELMAR. Est-ce lieurcux qu'il soit revenu sui' ses pas c'est le ciel qui nous l'a envoyé, et peutêtre sa présence... C'est Edouard.
ED(JUARD, sortant de la chambre avec précaution. Je n'entends plus personne. Eh bien, Coraly! Ciel! ma soîur !
.MADAME DE SELMAR. Qu'as-tu douc, mou auii? d'où vient ta surprise?
EDOUARD. Moi, ma sœur! je n'ai rien, et si vous saviez...
MADAME DE SELMAR. Jc deviiio ce quc tu vas m'a]iprendre, et je t'en remercie. Je me plaignais déjà d'eu avoir reçu la première nouvelle par d'autres (|ue par toi. Est-ïl vrai, Edouard, que tu vas le marier?
EDOUARD. Qui a pu vous dire?..
MADAME DE SELMAR. Est-CC Vrai ?
EDOUARD. Oui, oui, ma sœur.
MADAME DE si-.LMAR. Et commeut ne m'as-tu pas présentée à ta prétendue?
EDOUARD. C'est que je n'osais pas : il y avait à ce mariage des obstacles.
MADAME DE SELMAR.
Air : Fils imprudent.
Je te comprends ; elle est pauvre peut-être : ^[ais ji' suis riclie pour nous deuv; Mon i'rore, l'ais-la-moi cûnuaîlie.
CORALY.
UDOl'ARD.
Je suis coulns de tes soins géncrou\.
MADAME DE SELMAIl.
Dis-moi son nom. Quoi, tu baisses les yeux ! De ton bonlieur ma tendresse est jalouse.
EDOUARD
Je n'ose hélas! et c'est là mon tourment. Te la nommer.
MADAME DE SELMAIl.
El dans l'iiislanf Tu vas la nommer ton épouse!
ÉDOUAiiD. Ne crois pas, ma sœur, (|irollo soit imlicriic de mon amour. Si tu savais ce (jumelle a refusé pour moi, et par quels sarrifices...
MADAME DE SELMAlî. Tu eH CS IjieU SIU"?
liDOi'AUD. Sansrela, peux-tu penser... Kh mais! quel est ce bruit? c'est celui d'une voiture.