‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 38 sur 783 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Ainsi que Je l'ai dit, les jeunes commis-marchands de la capitale s'étaient crus ofTensi'S pai' la scène de M. Calicot, dans le Combat des Montagnes Ils prétendaient que c'était outrai-'er le commerce, ce qui n'avait Jamais été dans nos intentions, etclia(iue soir ils se rendaient en masse au théâtre pour empêcher que la pièce ne fût donnée. D'un antre côté, l'autorité exigeait que les représentations fussent continuées ; de là des combats, des arrestations ; et la guerre qui avait commencé par des chansons allait

finir par la police correctionnelle. Pour mettre un terme à un scandale dont nous étions plus affligés que personne, pour calmer l'irritation di^s es|)rils, et pour amener la paix sans la demander, nous composâmes la pièce qu'on va lire, qui obtint beaucoup de succès, et qui produisit le résultat que nous désirions. La paix fut signée entre les puissances belligérantes, et, contre l'ordinaire des traités passés entre souverains, la bonne intelligi-nce a toujours duré depuis ce temps entre le théâtre des Varii-tés et les commis-marchands, qui eu sont demeurés les fidèles alliés et les plus fermes soutiens.

IJrreonnageô.

BERNARD LEROND, commerçant.

M. DUTOUPET, artiste coifleur.

VERNISSAG, auteur gascon.

M. GOBIN, bossu.

^LyDAME GOBIN, sa femme.

LEGRAND, souffleur du théâtre, MOKA, garçon do café.

UN JOKEY anïkiis.

LA LIMONADIERE.

Plusieurs personnes qui sont à la ([ueue ou dansTintcriturdu café

La scène se passe au café des Variétés (1)

Le théâtre représente l'intérieur du café; on voit dans le fond, à gauche, les dernières personnes de la queue qui se pressent

sous le vestibule.

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