‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 436 sur 783 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LA DIClli'SSE, L.\ UKIN!-:, ARIGAlL.

I.A DiciiESiE, entrant par la porte du fund. Voii-.i, Ma la. ne, des dépêrhes du maréchal... et puis, m.ilgré l'ellet (| l'a |ir iduit le discours de IJolingbroîie.. [EU" s'arrèle en up.-ner'iiit Ahifjàii.)

LA REINE. Eh bien!., achevez.

LA DLCHESSE, montrant Abiyaïl. J'attends que Mailem liscllc .soit s.')rtic.

ABIGAÏL, s'adressant à la reine. Voire .Majesté ni'orJonnct-elle de m'éloigncr ?

LA REINE, avec embarras. Non... car j'ai tout à i'iioure <l'S

ordres à vous donner (Avec une sécheresse ajectéc.)

Prenez un livre. (.1 la duchesse, d'un air gra.ieux.) Eh bien! dufhesse.?..

LA DUCHESSE, ovec humeur. Eh bien ! malgré le disjours de Bolinghroke, les snb i 1 s SJnt votés, cl la inijorib', jusqu'ici douteusj, se dessins |io'ar nuis, à l.i co.idition que la question sera netteminil tranché.', et <|u'on rea mcera à Imite négociation avec Louis XIV !

LA REINE. Certainement.

LA DUCHESSE. Voilà pourquoi l'arrivée à Londres el la présence du marquis de Torcy proiliiisaient un si mauvais elFet; et j'ai eu grandement raison, comme nous en étions convenues, de promettre, en votre nom, que vous ne le verriez jias, et qu'aujourd'hui même il nrevrait si'S pa.ssejk)rts...

ABIGAÏL, près du ijnôridon, à droite, où elle est assise, et laissant londter son livre. 0 ciel!

LA DUCHESSE. Qu'aVCZ-VOUS ?

ABIGAÏL, rcijardant la reine li'un air suppliant. Ce. livre... que j'ai laisse bmiber !

LA REINE, à la duchesse, il nie semble, cepend.iiiL.. (|uo, sans rien préjuger, on pourrait peut-être enten Ire le marquis...

LA Di cuESSi:. L'entendre... le recevoir... pour t|ue l.i majorité, incertain' et floiUinte, se tourne contre nous el donne gain de cause à Bolinghroke!

LA REINE. Vous croyez!..

LA DUCHESSE. Micux Vaudrait cent fois ivtirer le bill, ii.' pas le présenter ; cl si Votre Majesie veut en prendre sur elle les conséquences, et s'exposer au bjulever.-ieniont génér.il 4|ui en sera la suite...

L.v REINE, eljrayée, et avec hunitur. Eh ! non, mon Dieu' qu'on ne m'en parle plus... o'enest irop déjà! [Elle va s'a.<:seoir près de lu table, à gauche.)

LA DUCHESSE. A la bouiie heure!.. Je vais annoncer au nuréchal ce (|ui se p;isse, et en même lemi)s écrire, pour le marquis de Torcy, celle lettiv que je sonmellrai à Tapprobation el à li signature de Votre Majesté...

l.v REINE. C'est bien !

i.\ DUCHESSE, loi... à trois heures, en venant la pr'nliv pour aller à la chapelle!

LA REINE. A merveille... je vous remercie!..

LA DUCHESSE, (7 /kmY. Eufiii ! [Ettf sort .)

ABiGA L, qui pendant ce temps est tmijours rt'.v/zv (Uisis.e jnrs du gu ridun. Pan\re man|uis di; Toivy... nous voilà bien! \^Ell:' se lève et va replacer près de la porte du fond le ta'/ourct quelle y avait pris.)

LE VERRE D'EAU

1.A iuci.n;^, (J (j:ai-hc, it prenant les dépêches que la diuhesse lui à remises. Ah \ quoi ennui! EntciidiMi-jc donc toujours |\Tr!<'r (lo h'il, de |)arlcmcnt. do discussions politiques?., ot los dopôclios du niarôchil... qu'il mo faut liro, tomme si je c'oMipreuais quelque eliusc à ces termes do guerre! [Etlv parcourt le rapport.)

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