SCENE IV
Lp.5 PRÉCÉDENTS, L'N V.\LET de l'Iiô'cl.
LE VALET, donnant une lettre à Franval. Mo siair FianvjI, de Bordeaux.
FRANVAL. C'est bien... (Ouvrant la lettre.) Ah! ah' c'est pour ce paiement... (L? valet sort.) Voyons mes lettres de change. Pardon, mon cher Edouard, j'ai quelques papiers à mettre en ordre, cause avec ma fille. (Il tire son porlp feuille et s'assied à (jauche.)
LUCIE, à droite, à demi-voix, à Edouard. Vous êtes donc incorrigible!
FDOUAFiD. Est-ce de mon amour que vous parlez?
LUCIE. Non, mais de vos défauts qui nous perdent. Mon père a juré de rompre notre niariage, si d'ici à ce soir il s'aperçoit d'un seul niensong'.
EDOUARD. Dieu ! qu'ai-je fait !
LUCIE. Quoi! Monsieur, tout ce que vous venez de lui dire. .
EDOUARD. Est vrai, quant au fond ; mais les détails... moi, ce n'est jamais avec mauvaise intention. . iniisla moitié du temps, à raconter ks choses telles qu'elles soûl, c'est si ennuyeux...
LUCIE. Que vous ne pouvez résister au désir de 1 s embellir, et que pour dé|)lovcr les richesses dj voîre im gination...
EDOUARD. Me voilà corrigé, et je vous .ure que j iiuais...
LUCIE. Taisez vous, mon père s'approche...
ÉiouARD. Oh! je ne crains rien.
Air du vaudeville de Tarcnn:.
Si J'i)l)tieus rette main si cl.c. e, Viai modèle des bons mariS, Viiu.;! lue verivz toiijours s:ii:ôrc.
Toujours constant, loir ours épris.