SCÈNE xxir
Les précédents, hors BEAUCL.AIR.
SENNEVILLE, ù l'excmpt. Combicn je vous remercie. Monsieur, de ce léger service ! Si von-, pouviez encore m'en rendre un autre...; ce serait de m'ai)prendre pourquoi je suis arrêté ?
l'exempt. Vous le savez bien, monsieur de Beauclair.
SENNEVILLE. Saus doutc, je le sais; mais je suis bien aise que vous l'appreniez à Mademoiselle et à mon beau-iièrc.
d'estival, en colère. Comment, votre beau-père !
SENNEVILLE. Ouî, Monsîcur, je veux que vous voyiez qu'il n'y a rien de honteux dans la cause dc ma détention.
LISE, à part. Ah ! j'en suis sûre d'avance.
l'exempt. Eh bien. Monsieur, vous êtes arrêté d'après un ordre du ministre.
LE VALET DE SON RIVAL
sKNNEviLLK. Dii ministrc!
l'exempt. C'e.-ts(iiii)e\ eu liu-aiême qui en a expédié l'ordre.
SEMSEvii.LE, à part. Quelle rencontre !.. Germain! (// lui parle à l'ureillp.) Va, cours... [Germain sort.) Vousperiiiettez encore... N'est-ce pas un iiomm(; tué... blessé sur la ^^^ratide route?.. Ah! que c'est heureux!,. [A Lise et à son yjère.) Quand je vous le disais, vous voyez bien que ce n'est rien.
d'estival, s'éluifiiiant de lui. Connnent, ce n'est rii n!
LISE, de même. Vu homme tué !
sEMSEviLLE. L'iionuiic tué , c'est moi , c'est moi-même, rassurez-vous.
l'exempt. Il a pei'du la tête.
SENisEviLLE. Vous iTic voycz au comble de la joie : rien ne s'oppose plus à mon bonheur, et nous allons tous signer mon contrat.
d'estival. Comment, vous croyez que je vous donnerai ma lille?
SE^.^l•:vlLLE. Oui, sans doute.
l'exempt, a m. de Beauclair, à un homme que je mi n(; en prison?
senneville. Non, vous nel'y mènerez pas, jel'ai fait évader.
l'exempt. Comment, M. de Beauclair...
SE^^'EVILLE. Pourrait bien avoir maintenant traversé le pont de Kehl.
l'exempt. Et vous avez osé...
SF.NNEviLLE. Oh! rassu^ z-vous, je VOUS le ramène.
l'exempt, à Senîieville. Ah cal et vous qui parlez, qui donc ctcs-vou5?