‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 531 sur 783 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les précédents, madame RENARD.

MADAME RENARD, arrivant tout essoufflée. Ah! si vous saviez quel spectacle! les dames de la halle qui sont sous la porte coclière avec des bouquets, et qui allendcnt le parrain.

M. DURAND, à jxirf. AUoos, encore des pièces de vingt francs. {Haut, à Godard.) Mon ami, je vous avoue que je n'entends rien au cérémonial usité en pareil cas, et que si je peux esquiver l'ambassade...

M. GODARD, lui montrant le fond. Eh bien! passons par la boutique.

MADAME DE SAINT-ANGE. A la bonnc hcure. [Ils vont pour sortir par le fond, on entend un roulement de tambours et un bruit de clarinettes.)

M.' GODARD. Entendez-vous? ce sont les tambours de la garde nationale; comme vous en faites partie...

M. DURAND. Du tout, je Hc monle plus ma garde; qu'ils s'adressent au mercier du coin qui la monte pour moi. [Regardant à travers les carreaux en reboutonnant son habit comme pour garantir son gousset.) C'est un guet-apens.

MADAME BENOiST. Attcudcz, attendez; [Montrant l'apparte~ ment à droite.) il y a ici. une sortie qui donne sur la rue, presque en face de l'église. [Elle ouvre l'appartement.)

MADAME DE SAINT-ANGE. A mLTveiUc, allons, doniicz-moi la main et partons. Eh bien ! où sont donc la garde et l'enfani?..

M. GODARD. Ah! mon Dieu ! oui. Où est donc l'enfant? où est donc madame Prudent? Comment, au moment de partir i)our l'égUse! Ces malheurs-là n'arrivent qu'à moi. Madaii.e Prudent! madame Prudent! Oue diable est-elle allée fa're, et où a-t-clle rais l'enfant? [Grand désordre dans la famiile.)

MADAME BENOiST, qui esl pvcs de la porte à droite, et qui écoute. J'entends crier: oui, il est là. [Elle entre dans le cabinet.)

MADAME DE SAINT-ANGE. Eh bicn ! c'cst bon, nous allons le prendre en passant; vite, dépêchons-nous. Je passe la première. [Tout le monde sort par la porte à droite.)

M. GODARD. Enfin, voilà le baptême qui est en marche.

M\DAME DUROZE^u. Couiment. monsieur Godard, vous ne venez pa>?

M. GODARD. Est-ce que je le puis? Qui est-ce qui restera près de l'accouchée? Est-ce que je n'ai pas toujours alfaire?

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