‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 536 sur 783 · SCÈNE XXL · texte numérisé non relu

SCÈNE XXL

Les précédents; MADAME PRUDENT sortant de la chambre de M. Godard.

madame prudent. Eh! silence, silence donc! Vous faites un bruit à fendre la tète de l'aciouchée.

M.GODARD. Ah! vous Voilà , madame Prudent; on vous trouve donc enfin?

.MADAME prudent. Oui, jc n'ai pu assister au baptt'ine. {Montrant le comte.) Monsieur sait bien pourquoi. {Ba'', montrant la porte à droite.) Voire enfant est là deJans, et j'ai couru sur-le-champ chercher la marraine et le parrain, et ce n'est pas sans peine.

LE COMTE. C'était inutile; car voilà Monsieur [Montrant Durand.) qui, pendant ce temps, a daigné faire les chosi^'s de la meilleure grâce du monde.

M. GODARD, à Durand. Comment! c'est décidément l'enfant de Monsieur ipie vous avez tenu? La, qu'es!-ce que je disais? Mou fils qui n'est pas baptisé, apivs tout le mal que nous nous sommes donné.

MADAME DE SAINT-ANGE. Il faut avouer quc c'est jouer de malheur.

M. GODARD, à Durand. Je reconnais, mon cher Durand, l'injustice de mes s nipcons. Aussi, vous .sentez bien que tout cela ne compte pas, et que demain c'est à recommencer.

M. DURAND. J'en ai assez comme ceia,,et si jamais l'on m'y rattrape... ^ ^ '. ^

M. GODARD. Encore un parrain qui renonce. Je dis qu'il est impossibl«? que mon fils Godard puisse jamais. .

LE COMTE. C'est ce qui vous trimipe, et je me propose pour demain, si toutefois madame de Saint-Auge veut m'accepler pour...

M. GODARD. Acceptez, Madame, acceptez, il ne faut pav qiic ça vous décourage; nous tinirons peut-être par en venir à bout.

M. DURAND, à part, regardant le comte en soupirant. Le inallieureu\, il ne sait pas à quoi il s'expose. .Mais ce maudit Godinl... [Haut.) Allons, décidément il faut t|ue je me m trie; cir je couimence à voir que les enfants des aulivs nous coûtent idus cher que les nôtres.

M. GODARD. Couunent, mon cher voisin, vous vous mariez.'

M. DURAND, arec un regard de colère. Oui, mon cher Godard, je me marie, et vous serez parrain de mon premier.

l'IN DU l'ARUAlN.

V[ALAT ET C'% IMPRIMEURS Ef ÉDITEURS.

lADAME PUILIBERT. Une lilsloiro ! raconlez-nons cula, mon ami, — Sc'iic IT

PHILIBERT MARIÉ

COMKDIE-VAUDEVILLE EN UN ACTE Ilcpréscutce) pour la première fols, & Pnri«, sur le théâtre du Gymnase (Irninatlqiie, le 90 4vccm:;ro IS9I.

BV SOCIÉTÉ AVEC M. MODEAU,

: TTT-r^SHSH5 Ml I

^Jereonnajjfô.

M, PHILIBERT, routier, demeurant au Murais,

;\gé de quaiante à quarante-cinq an».

MADAME PHILIBERT, sa femnle.

AMÉLIE, sa nilc.

VICTOR, son ncvi,^u, âgé de dix-sept à dix-huit ans. M CHOPARD, ancien gouverneur de Philibrt,

et gijuvorneur de son ntveu, MARGUERITE, nourrice de Victor.

MARTIN, garçon restaurateur.

La scène se passe à Paris.

Le Uié;\tre représente un salon; deux portos au fond, une porte h droite et une grande croisée à gauche.

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