SCÈNE vn
Les PRÉCÉDENTS, MADAME PHILIBERT.
.MADAME PHILIBERT. Mou ami, il v a en bas quihpi'iin qui demande M. Philibert.
piiiLiitERT. Eh! arrivez donc, Madame , venez entendre l'éloge de votre neveu, et acquérir la preuve de sa bonne conduite.
MADAME PHILIBERT. C'est tout cc quB jc demande.
PHILIBERT. OÙ croyez-vous qu'il soit maintenant?
MADAME PHILIBERT. Voiis ue Ic savcz peut-êtrp pas plus que moi. Maison fait un bruit sur le boulevard...
CHuPARD. Il y aura quel(}ue querelle au café voisin?
PHILIBERT, gaiement. Une querelle! [Il ouvre la croisée.) Ali! mou Dieu! oui, sur le balcon du billard en face deux ou trois jeunes gens qui se disputent entre eux.
MADAME PHILIBERT. Dc pctits mauvais sujets.
PHILIBERT, à part. Qu'ai-je vu ? Victor ! [Il referme la fenêtre.)
MADAME PHILIBERT , s'approchaut de son mari. Eh bien! que faites-vous donc?
PHILIBERT. Rien, cette fenêtre me fait mal. Vous savez que je no suis pas bien portant, et le grand air... (.4 part.) Comment faire à présent? si elle se doute de la moindre chose, voilà le mariage à jamais rompu. Je cours lui parler d'importiuice.
MADAME PHILIBERT, Eh bien! OÙ allez-vous dcHC ? avcz-vous déjà oublié que vous ne devez plus sortir?
PHILIBERT. Non, SUIS doute; mais c'est quelqu'un à qui je veux parler, quelqu'un qui doit attendre.
MADAME PHILIBERT. Précisémciit , le voici; c'est ce que je vous disais.
PHILIBERT. Quelle est cette figure?