‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 547 sur 783 · MARTIN · texte numérisé non relu

MARTIN

Non, mais j'ai su G' qu'il en était Par r garçon qui servait.

Ne craignez rien, Vous pensez bien Qu' nous d'vons savoir Ne rien dire et tout voir.

Nous comprenons au moindie signe, Not" devoir est d'être discret; Et Monsieur vient d' voir que je savais Observer la consigne.

PHILIBERT. J'entends, et nous pouvons maintenant régler le mémoire. Nous disons deux cent vingt-cinq francs. D'abord les vingt-cinq francs, c'est le dix pour cent du garçon.

MARTIN. Comment! Monsieur connaît?..

PHILIBERT. Oui, je connais l'usage... Plus cinquante francs de scandale causé par la petite dispute , cinquante francs de silence et de discrétion, dont vous parliez tout à l'hettré : total, cent vingt-cinq francs à rabattre. """ ' ''' "

MARTIN. Comment, Monsieur, que signifie?..

PHILIBERT. Que je suis l'oncle de M. Philibert; que je veux bien payer les mémoires de mon neveu, mais ne payer que les objets qui ont été fournis, attendu que je n'ai pas peur du scandale, et que jiC n'ai pas plus besoin de votre silence que de vos services.

MARTIN. Quoi! Monsieur, il serait possible! j'ai pu me tromper à ce point-là; m'adresser à ronde de M. Philibert!

PHILIBERT. Allez, allez, mon garçon ; rassurez-vous, ce n'est pas la première méprise à laquelle ce nom-là ait donné lieu. Nous disons cent francs pour le petit mémoire. [Ouvrant sa bourse.) Mon pauvre frère ! en a-t-il payé comme cela pour moi... excepté que lui, il aurait donné tout de suite les deux cent vingt-cinq francs... Ce que c'est que de s'y connaître ! on gagne cent pour cent à avoir été mauvais sujet. Tenez, tenez, retournez chez vous, mon garçon.

Air : Voulant par ses œuvres complètes.

Si vous entendez les atfaircs.

Ne laites plus, traiteurs prudents.

Crédit aux enfants dont les pères Se sont instruits à leurs dépens.

Que ces principes soient les vôtres, C'est un bon conseil.

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