SCENE XIII
Les précédents, LA DAME DE PIQUE, se plaçant entre Constantin et Zizianow.
LA DAME DE PIQUE
Arrêtez!
tous, la regardant avec étonnement.
Dieu! que vois-je !
ZIZIANOW.
En enfer et sur terre !
Toujours elle !
LA DAME DE PIQUE, d'un tou çrave.
Pour toi je reviens du tombeau !
ZIZIANOW, étendant la main vers elle.
Qui que lu sois, que veux-tu?
LA DAME DE PIQUE
Mon anneau !
[Elle le lui arrache.) (Zizianow resté anéanti. Plusieurs sons de trombone
se font entendre, puis , pendant qu'il tressaille et
qu'il porte, croyant devenir fou, ses deux mains à
son front, l'orchestre s'apaise peu à peu, diminue et
continue très-doucement en tremolopendant la scène
suivante.)
LA DAMiL DE PIQUE. Oui, jo viens empêcher un combat inutile... {Remettant un papier à Constantin.) etrendre à Conslantin l'honneur de son père !
CONSTANTIN. Est-il possible. .. cette voix!
ZIZIANOW. Et cet écrit... c'est la princesse !
CONSTANTIN. G'cst elle!
LA DAME DE PIQUE. Mol!.. VOUS u'j' peiiscz pas... regardez donc tous deux! (Elle leur montre sa taille, qui est droite, et fait quelques pas vers eux sans boiter.)
ÀiziANow. C'est vrai!., ipii donc es-tu"?
LA DAME DE PIQUE. La daiu.; de pique, qui vient annuler une certaine iiromesse de mariage !
ziziANOWj étonné. Gomment!
LA DAME DE piQi.E. Qui, du TCstc, n'a jamais été signée jiar la jirincesse.
ZIZIANOW. Et par qui donc?
LA DAME DE PIQUE. Par la dame île pique .. par moi, qui avais [iris le nom de la princesse, si forme et ses traits'
ZIZIANOW. Ah! c'en esttrofi... IVonlan' la démasquer.) Et je saurai... {La Dame dépique se réfugie prés de Constantin.)