SCENE XI
COorUNUT, LIE (ailîEUT, IIEUMINIU, CÉCILE, CH/rflHZ/wr le fond; LUCIEN, MAKAMK DESAVKNAV, B.vigneurs ET Raigneuses par groupes, au fond du théâtre.
CECILE, traversant vivement le théâtre et courant gaiement a Lucien. Ah! Monsieur, que je vous remercie! votre réponse ne s'est pas fait attendre ! la réponse la plus yiniable^ la plus gracieuse! nue corbeille magmluiue... qui m'arrive à l'instant... de votre p;ut.
HERMINIE. Iwe corbeille... (.1 /wr/.^ C'est la mienne.
LA CALOMNIE
cixiLE. Vous la verrez.
iiKn.MiME. Je la connais.
cÉcii.K. C'est délicieux, n'est-ce pas... et puis ce qui vaut mieux, ce qui est plus précieux encore pour moi... c'est le moment même que vous avez choisi pour me l'offrir... c'est une marque d'estime et de courage que j'attendais de vous.
LUCIEN, troublé. Mademoiselle !
CÉCILE. C'est dire hautement que vous me rendez justice, que vous ne craignez pas, aux yeux de tous, d'avouer et de défendre votre fiancée... votre femme...
TOfs, à demi-voix et avec étonnement. Sa femme !
coQi'ENET, 0 demi-voix, à de Guibert, montrant Lucien. La femme... de ce Monsieur...
DE criBERT. Eh! oui... sans doute...
coQUENET. Et moi qui lui ai dit ce qui en était... combien je suis fâché...
CÉCILE, à Lucien, l'amenant au bord du théâtre. Ne venezvous pas voir, ainsi que ces dames, voire beau présent?
LUCIEN, à demi-voix, avec émotion et douleur. Pardon, Mademoiselle... je voudrais... et je ne sais comment vous expliquer... que des considérations imprévues... des obstacles plus forts même que mes sentiments, m'obligent à différer des projets... impossibles en ce moment à réaliser!.. [Il la salv£ et sort. — Quelques personnes sortent après lui.)