DE NEVERS ET LES AUTRES
Viius ne Toublirez pas, vous me l'avez promis.
RAOUL ET MARCEL, tOUt étunnés.
Eh! mais, ijucl changement! je n'y puis rien coni-
DE NEVERS ET TAVANXES. IprCUdlV.
.\ nous, à voire tour, plus tard vous pensei-ez.
RAOUL
Et (|ue puis-je? grand Dieu!
DE NEVERS ET TAVANNES , mystcrieusement.
Tout ce que vous voudrez.
VRr.AIN, DE NEVERS, T.WANNES, COSSE, DE RETZ ET TIIORE.
Les plaisirs, les honneurs, l'opulence.
De vos vœux combleront l'espérance.
De l'audace ! et toujours la puissance Est de droit à qui sait la saisir.
RAOUL, avec étonnement et à demi-voi.r.
Les jilaisirs. les honneurs, l'opolenee.
De mes voeux coml*leront l'espérance !
LES HUGUENOTS
Sur mon sort d'où vient donc leur science? En lionncur, je n'en puis revenir!
BiARCEL, « demi-voix.
Quoi! pour lui 1. s honneurS; la puissance, Conjhk'raient enfin mon esiiéi'iuice?
De leur ton \oyez la dillerenre!
En honneur, je n'en puis revenir!
TOUS
Ah! pour vous quelle gloire nouvelle!
Dans ce jour la beauté vous aiipelle;
Le hoidieur est de vivre poui' elle.
Et pour elle il est beau de mourir!
{Des honunes masqués paraissent au fotnl du lliéàire.
In des hommes montre à Raoul un bandeau qu'il
tient à la main. Marcel veut en vain retenir son
maître, que le jeune page entraine. — La loi'e tombe.)
AGTIi DEUXIÈME.
Le théâtre représente le château et les jardins de Clienonceauv, à trois lieues d'Amboise. Lj château de Clienonceaux est bâti sur un pont (en perspective). I,e fljuve ser[ientecn hgnescourbesjusquesurle milieu du théâtre, disparaissant de temps en temps derrière des toufl'es d'arbres verts A droite , un large escalier en pierre par lequel on descend du château dans les jardins. — Au lever du rideau, Maigueritc est entourée de ses femmes; elle vient d'achever sa loiletle, et Urbain, son page, à genoux devant elle, tient encore le miroir dans lequel elle vient de se regarder.