SCENE III
Ll.S l'RÉCÉLiENTSJ LES DEMOISELLES D'huNNKUR qu/ rc-
rienncnt.
UM: dame u'ilON.NElR.
Venez Sdus ces épais ombrages Clieieln i iiii doiiv abri contre un soleil hi'ùlaiit.
Le fleuve fortuné qui baigne ces rivages Vous offre de ses eaux le rempart transparent.
CHOEUR
Jeunes beautés, sous ce feuillaw Qui vous présente un doux ombrage Bravez le jour et la chaleur.
V(»yez ce ruisseau (pii murmure, Et dans le sein d'une onde \mrit CluM'chez le calme et la fraîcheur.
MARGUERITE, remerciant les femmes empressées autour d'elle.
C'(^st bien, c'est bien, et de vos soins fidèles... [Se retournant et apercerant Ur'jain qui est pensif et
imjnohile devant elle.) Eh! (]ue faites-vous là, maître Urbain?
URBAIN
J'attendais Les ordres de Madame.
MARGUERITE
Et moi qui l'oubliais!..
Jt; le confondais presque avec ces denviiselles. Sortez, beau i)age, et sur-le-champ.
URBAIN
Quel ennui de sortir dans un pareil u.nment! (// sort en retournant plusieurs fois lu tète.)
CHŒUR
Jeunes beautés, sous ce feuillage Qui vous tiftre un discret ombrage, Bravez le jour et la chaleur.
Voyez ce ruisseau qui murmure, Et dans le sein d'une onde pure Cherchez le calme et la fraîcheur.
[Pendant ce chœur toutes les jeunes filles s'occupent de leur toilette de bain. Plusieurs qui sont déjà prêtes, paraissent en peignoirs de gaze , et , avant de se plonger dans l'eau, dansent, jouent, courent les unes après les autres et forment diUérents groupes. — Divertissement que la reine contemple en souriant, nonchalamment étendue sur un banc de verdure. — D'autres jeunes filles ont disparu derrière les touffes d'arbres du fond, et on les voit un instant après se baigner dans le Cher, qui for me. sur le théâtre différentes sinuosités.)
CHOEUR ET An\ DE BALLET.
Jeunes beauttJs, sous ce feuillage Qui vous olfre un discret ombrage, Bravez le jour et la chaleur.
Etc., etc..
[En ce moment Urbain parait au milieu des groupes que forment is jeunes filles.) MARGUERITE, l'apercevont.
Encore! et (pielle audace! Urbain!..
URBAIN, timidement.
Ce n'est pis moi, [Entrant.)
C'est un beau chevalier que vei*s vous on amène. {\'alentinc et tout'S les jeuties filles effrayées se groupent en désordre auprès de la reine.)
MARGUERITE
Un chevalier!
URBAIN
Mais calmez votre ellVoi.
Docile aux ordres de la reine, Un voile épais couvre ses yeux.
marguerue, il Valentnu'.
C'est Raoul do N.ui^is.
LhS HUGUENOTS.
VALBNTINB. A d'élerueU tourmenls vous m'avez comdamnée. — Acte 5, scène 1.
CRBAIN.
Héros mystérieux, Qui ne sait pas encore en quel picge ^n l'entraîne.
MARGUERITE
A merveille... c'est lui... tout sourit à nies vœux.
VALENTINE
Ail ! fuyons ses iTgaids !
MARGL'EiiiTE, la retenant.
Non... reste!., je le veux.