SCÈNE VI
Les PRÉCÉDENTS , l lvl).\IX.
UKBAI>.
lUadauie !
MARGUERITE, acec iiniHitit'ncc.
Allons ! il est dit que co p^g Doit aujourd'hui toujours mb déranger.
URBAIN
Pardon !
Les S(îigneurs du pays, par ^os ordre-;, dit-on, ApiH'lés en ces lieux, viennent pour rendre hommage A Votre Majesté.
RAOUL, étonn^' et s'éloignant de Marguerite acec effroi et respect.
Ciel!
MARGUERITE, Se rapjtrocliant de lui, lui dit avec douceur. C'est la vérité.
[Rt-gardant en riant son air interdit.) Eh bien! qu'est dovenue une ardeur aussi belle? Songez à vos serments;... ce mot de majesté Vous a-t-il di-^pensé déjà d'être fidclo?
RAOUL
Jamais !
LES HUGUENOTS
MAIlClEi'.lTE.
Vous [iioinettez do m'ohéir... eli biuti! Jo veux Airuirr pour vous un illustre lion. De 111. i lucre et du roi les des>eins politiques Veulent aux protestants nnir les catholiques Et je sers leurs efforts en vous donnant ici L'ne riche héritière, aimable, et seule fille Du comte de Saint-Bris, votre ancien ennemi. Je l'ai fait pressentir; il consent, et c'est lui Qui veut bien, oubliant ses haines de famille, Venir à vous.
RAOIL.
Qui? lui?
Marguerite, avec dignité.
Songez à votre tour Qqej'ai votre serment, et l'ordre que je donne...
RAOUL, s'indinant.
J'obéirai.
MARGUERITE
Cest bien. A ce prix, à ma cour Je vous attache ainsi qu'à ma personne. RAOUL, baisant sa main quelle lui présente. C'est trop de bontés !
URBAIN , soupirant.
Oui, trop bonne, je le voi.
Pour tout le monde, hormis pour moi.