SAINT-BRIS ET DE NEVERS
Ah! je tremble et frémis et de lioiife et «le rage: C'est à moi d'immoler l'ennemi (ini m'oiitrase: C'est son sang (lu'il me faut, en ma juste fureur. Pour punir son affront et venger mon lionneur.
VALENTINE
Et comment ai-je donc mérité cet outrage! Dans mon cœur épenlu s'est glacé mon courage; Il faut perdre à la fois son amour et l'iionncur. Et jiour moi désormawplus d'espoir, de bonheur!
RAOUL
Trahison! perfidie! à ce point l'on m'outrage! Je repousse à jamais un honteux maria^'-e. Plus d'hymen^ je l'ai dit, et, fidèle à l'honneur. Je me ris désormais de leur vainc fureur.
MARGI'ERITE.
0 transport! ô démence! et d'où vient cet outrage? A hiiser de tels nœuds quel délire l'engage? Et d'un autre penchant li; pouvoir séducteur Viendrait-il tout k cu\ip s'emparer de son cœur?
MARCEL
Oui, mon cœur applaudit à sou noble courage : Il repousse à jamais un fatal mariage.
A son culte fidèle, et tidele à l'honneur. Je me ris maintenant de leur vaine fureur.
CHŒUR GÉNÉRAL
0 transport! ô délire! et d'où vient cet outrage?
Et pourquoi rompre ainsi le serment qui l'engage?
Cet affront veut du sang;
[Montrant Saint-Bris.) Et sa juste fureur
Doit i)unir un perfide et venger son honneur.
MARGUERITE, à Raoul.
Un semblable refus...
RAOUL
N'est que trop légitime.
«ARGUERITE.
Dites-m'en la raison.
RAOUL
Je ne le puis .sans crime.
VALENTINE
Ou'ai-je fait?
RAOUL
Par égard je veux me taire encor; Mais cet bymcn...
MARGUERiiE, avec culève.
Raoul!
R.\OUL
Disposez de mon sort ; .Mais je l'ai dit : jamais! jamais!., plutôt la mort!
ENSEMBLE
DE NEVERS El SAINT-BRIS.
C'en est trop! je frémis de colère et de rage, etc.
VALENT1NI-
Et comment ai-je donc mérité cet outrage! etc.
RAOUL
Traiiison! perfidie! à ce point l'on m'outrage! etc.
MAUGUKRITK.
0 tr.iusiiort ! ù démence ! et d'où vient cet outrage? etc.
MARCEL
Oui, iu<'\\ cœni' aiiplaudit à son noble courage : etc.
CHOEUR GÉNÉRAL
0 trinspnit 1 ô di'lii-i'! ci d'oà vient cet outrage? etc.
DE NEVERS ET SAINT-HKIS, à Baoul, fjui s'/lpprt'lc O tcS
suivre.
Sortons! .sortons! qu'il tombe .sous nos coups!
RAOUL
D'un tel liuiiueur mon tvAW (i<i plii> j.dnux.
MARGUERITE
An'ètêz! devant moi quille insulte nouvelle! (Faisant siijne à un des ofjkv'rs de désarmer Raoul.) Vous, Raoul, votre tipée.
(.4 Saint-Bris et de Xevers.) Et Vuus, oubliez-vous Qu'a l'insttnt pi>s de lui votre roi vous rappelle?
RAOUL
Je les suivrai.
MARGUERITE
Non pas! prés de moi, dans ces lieux Vous resterez.
SAINT-BRIS
Le lâche est trop heureux
[Montrant la rein".)
Que cette main royale ait un tel privilège!
RAOUL
En désarmant mon bras c'est vous qu'elle protège. Et peut-être trop tôt je serai i)rès de votis.
MARGl ERITE.
Tv'méraires! tons deux redoutez mon couitoun.
SAINT-BRIS
C'est en vain qu'on prétend enchaîner mon cour.ige : Je saurai rt^trouver l'ennemi qui m'outrage. [Prenant la main de Volentine.) Viens, partons, c'est à moi, dans ma juste fureur, A punir son offense, à venger notre honneur!
Vainemeid l'on (fi'étend retenir mon courage, Je saurai retrouver l'ennemi qui m'outrage. Oui, plus tard je saurai par ma seule valeur Repousser son ofî?n'se et venger m^n honneur!
ENSEMBLE
VALENTINE
Dieu puissant! ai-je donc mérité, etc.
MARGUERITE
0 transport ! ù délire ! et d'où vient, etc.
MARCEL
Oui, mon cœur apid audit à son noble courage, etc.
CHOEUR GÉNÉRAL
0 transport! ô délire! et d'où vient cet outrage? etc. Partons, partons, éloignons-nous, Rien ne pourra le soustraire à nos coups! (Saint-liris et de yevers entraînent Valcnlinc à moitié évanouie et sortent en défiant Raoul, qui veut les suivre, et que retiennent les soldats de la ri'inf. Tout le monde se séjjare dans le plus grand désordre. La toile tombe.)