I.KS QlATRK TKMOINS
Uii"i iju'il advienne ou qu'il arrive, Mareliant l'un surPautr.- à la f«i;s, A nombre éiral, trois contre Irois, Jusqu'à ce que la mort s'ensuive, Nous nous battrons.
LES HUGUENOTS
RAOfl. Vois ces cadavres s.ingtiiiiU. . — Acte 4, scène 7.
TOUS
C'est convenu, C'est entendu.
LÊ5 QUATRE TÉMOINS, toujotirs à (fpini-voix. Que nul autre que nous no |)nis3e An combat ici prendre part.
TOUS, SAINT-BRIS ET RAOUL, ri'pi'taHt.
Que nul autre que nous m* puisse Au combat ici prendre part.
LES QUATRE TÉMOINS
Des combattants les seules armes Seront Tépée et le' poignard.
TOUS, répétant.
Des combattants les seules armes Seront l'épée et le poii;n;a'd.
LES QUATRE TÉMOINS
A qui tombera sous le glaive Ni quartier, ni merci, ni trêve.
TOUS, répétant.
A qui tonibera sous le glaive Ni (luartier, ni merci, ni trêve :
C'est convenu,
C'est entendu.
ENSF.MBI.K.
En mon bon droit j'ai confiance; Pour me venger de son otï.'nse, Que le fer seul juge entre nous.
Je vou\ raison de son outrage, Et l)onne opée et bon courage, Gliacuii pour soi, le ciel pour tous.
(Pendatit'oet ensemble on a distribué des antn-s nui; champions.)
LES QUATRE TÉMOINS
Mesurons maintenant et le champ et les armes ! {Deux témoins mesurent les épées et les deii.r antres
marquent une distance de sept ou huit pas.) MARCEL, qui est à gauche du théâtre et près de Knonl. Je sens à chaiiue instant redoubler mes alarmes ! Enteudez-vous ces pas? — On s'avance vers iiou-1 Mon maître, regardez!
RAoï'L, qui essaie son épée et son poignard. Eh! laisse-moi!
MARCEL, regardant i^ers le fond et voyant Màareverl et quelques hommes arnv'S.
Dans l'ombr.
Je ne puis distinguer leur force ni leur nomlire !
|.\(;SY. — Impr meue iIh VliLiT (>t C.jp. — M' »
■Tirdnt son ôpi'f et .s'avaiiçaid vers eux.
Vniis (|iii iiiarclu'z fie miit, ici ((iii' voulez-vous?
M \iUK\F.(iT rt deux hommes armés ihsrendent à droite
du théâtre et du aité </" Sainl-lir.'s. Oiic t'yTi|»orto?
(Marcel e.'it descemlu à çjauche et se tient jm-s de son
maV.re l'épée à la main,) M >iii\y.\EfiT, le refiarda))! et désignant Marcel el les trois (on)hattants.
Que vois je? ô ciel! et ijuellc perfidie! Des hngiienols dont la rmenr impie O-e à iiondtre inégal attaquer dans ce lien Cn (le> nùtres!..
[Criant à voix haute.) A moi, défenseurs du vrai Dien!
[Une douzaine d'hommes armés de bâtons et d'épieux, et (pti étaient en embuscade derrière le (jros chéi.e, s'élancent et entourent Raoul et ses deux témomt. Martel se serre contre son maître, et les (pialre hufiuenols, adossés l'un (i l'autre, cherchent a faire face aux' ennemis qui les pressent de tous ciilés. Au ni'imod ou ils vont succomtur sous le nombïe, un ent( nd dans te cabcnel et droite les soldats prolestants qui chantent en chti ur leur chanson de la première sciiie
f 'hin . rata|lan, vive la giitrie!
Buvons, ami , A I otre peic, A Coii-n.N !
MARCSA-, ( riant d'une vni.r firle.
C .lii,'n\!.. Coligny!.. délViiseurs de la Coi! Aeeourcz à mes cris! viiiez, delendcz-moi !
Tout Israël e>t en émoi!
(A ces cris les portes du cabaret s'ouvrent ; Maurevert et ses affidés s'enfuieid effraf/és derrière Sa,nl-Rris et ses cnmi açinons. Les soldats hu(pienots j araissent et entourent Marcel, qui entunne en actiims de ijràces le coral de Luther. — .1» ménie instant et du cab(net a i/auche sortent des clercs de la Sorlioime el île la basoche, qui accourent au I ruik]
MAI UF.VF.itT, les api'rcevani.
Rraves ('tndiant^;... ;» noiiâ !
Tr diisiin !.. accourcï !
l.gS ÉUqjA.VTS.
Oui, oui, nous voici Ions.
[Les éludianls .ie rangent du côté des catholiques, et menacent les soldats huguenots. Ils vont en venir aux iiiains, lorscjue l" s femmes ou maîtresses des hugueitoîs et des étudiants sortent aussi des cabarets de drtiile et (/■• gauche , se jettent entre les condxittants, puis comnïencent entre elles à s' injurier el a disputer.)
ENSf^Mlil.IC.
HOtfMES {.ATHOlIOl ES.
NcMis Voila! lï'IoBS, ai-iièrel Tmirncz bride, cavaliers!
M irmiiU'urs île luière,
|{ .l'imnit i\c suicicrs!
An t'i'ii il'. calviiiisU- !
la & puj>;i.& au t'a^ut !
Mnrt, iiiiirt a i|ui ivsiiilc !
Dieu !.,• voiil, il 1 ■ tant"!
l-EMMES CATllOl.iyVK.S.
Caoyi z vtiisiiuj l'on injiiv h, rue?
Vite arriiie cle coans !
Souper à la casiM-iiv'
Avec lies mécrcaiils !
Cachez-vous, ôlioiitécs.
Bijoux lie liuirueuot;
No^ tètes sont moulées:
(iarcà Vous! plus uu mol!
HOMMKS l'UOTKSTANTS.
Nous voilà! felous, arriére!
A MIS elasscs, écoliers!
lliiiL-Miuei la l'apière.
Suidais .!.■ ]rii:t:cis:
Al) diable tout papiste!
Au dialil.; tout bitrot!
Mort, m )il à ipii r.siste!
Dieu 1.; veut, il II faut!
KKMMKS paOTF.STANTK', Croy. z-v«uii tpie l'on nous berue!
Vite anitii; iL ciaus!
Dauser a la laVv-rn :
Av e dis élu liants»!
T.iiâez voui . itr. oiité.s^
MigMOuiies iIj c.i^ot ;
Nub tètis sont mo|it<'' s:
G ire à vous! plus u:i mot!
(Les deux troupea fiuietise^ ont tiré leun épées; elles s'élunrent l'iipte sur l'autre. Les femmrs effrayées s'enfuient à droite et àtfnuelie. tombent ti fjeiioux et prient le ciel. — D autnn femmes, plus intrépides, se jettent arec leurs enfants au mitieu il s lunées et dei épées, et eherrhent à arrêlT les conihatlants fpti eraiijnent de les fouler aux pieds. — Saint-Bris el Hiuml ont croisé le fer, el Marcel, ipii a saisi la hache que tenui( uu des garçons du cabaret, est lenu se placer a côté de son maître et le couvre de son corps. -^ lin ce moment puraiisent (ignurhe dei (jardeiet des pages au.r livrées rogales : plusieurs portent des flambea.i.r et éclairent tu reine .Marjuerite. qui rentre à cheval dans son palais. A l'aspect de ta reine, tes rautbatliints s'arrêtent par respect et reculent devant (Ile.)