V.'^LENTINE , a.^sise sur un canapé
RÉCITATIF
Je suis seule chez moi! seule avec ma douleur! [Elle reste un instant pensive, et laisse tomber sa tète
sur smi seiîi.) A d'éternols tourments vous m'avez coudaninée;
Mon père! un autre avait mon cœur,
Et pourtant vous m'avez donnée!
Et vous que j'implorais en vain dans mon malheui'. Vous, qui l'avez permis, ce funesle hyinéiiée, Mou Dieu, daignez du moins, pour alléger mes mau\, Chasser un souvenir fatal à mon repo.-i!
ROMANCE
De mon am^ur faut-jl, triste victime, Dans la douleur voir s'éteindre mes 'nurs? J'aime un ingrat et l'aimer est un crime. J'ai pu le fuir, mais j'y pense toujours! Helas! du Dieu qui me contemple
En vam j'implore le secours!
Je vais priant sur les marhres du tiniplc Pour l'onhlier, et j'y pense toujours.
VALENTINE; R.AOUE, parais.^ant a la porte du f>n,l.
VALENTINE, Vapercevaut.
.Iiiste ciel!., est-ce lui, lui dont l'aspect tcrnlilr Ainsi que le remords sans cesse me i»ii iisnit '.'
raoi;l, (l'un air sombre. la nuit,
Oui. c'est moi !.. moi (|ui viens dans rnmiire et dans Aiii-;i qu'un criminel dont la peine est hurrihle. l'.t (lui. las de souffrir, succombe au df-c-^puir !
VALENTINE
n[\>' v(Hilr/.-vnus de moi?
RAOIL.
hien... j'.ii voulu vuu- \ .il'
Asaill (jllr dr Ulnuril'.
valentim:. clfraijée.
(^reiitenls'-je? est il [m^^ild.- ?
Kt iiinii père, et ninii mari !
luori., froidement.
Oui. ji' pniivais les reucontri-r ii'i.
.!.■ 1.-n.n:is:
vai.entink.
Leur cœur est iidf \ililc ; lU \..u> ImiMii ut:.. Fuyez!
luori.. inlipS.
Nnii. i'atti iiilrai leurs
Eh ! n'est-ce rien pour moi que mourir prés de vous?
Vous que j'aimais, et que l'on m'a ravie ! Vous dont j'étais aimé; vous, mon bien et ma vie. Jamais vous ne saurez tout ce que j'ai souffert ! Quand on perJ le bonheur, quand c'est vous^ue l'on il faut mourir alors! 'P*^'''*'?
VALENTI.VE
Non ! si je vous suis chère, Non! vous ne mourrez pas; vous vivrez pour llion- La gloire, la pairie, et pour qu'en mad>uleiir iieur, Du bruit de vos succès je sois heureuse et fière!
RAOlL.
Que diles-vo.us?
VALENTINE
l'artez, quittez ce lieu !
Je ne dois plus vous voir !
RiOLL.
Ah! quel sort est le nôtr»;!