SCENE Vf
. Les mêmes, JULIE.
LE MARQUIS, avecjoie. Dieu !.. c'est Julie... votre femme de chambre. {A part.) Je lui dois Ja vie!.. Quel trésor qu'iuie bonne domestique, une domestique qui arrive à propos !
LA MARQUISE. Qu'y a-t-il, Julie?..
JULIE. Madame, c'est votre couturière qui vous apporte votre nouvelle robe...
LA marquise, avec impalience. Dans uiLmoment !
LE MARQUIS. Non pas; les affaires avant tout! Une robe à essayer... c'est une affaire d'État. — Adieu, chère amie, je vous laisse.
LA MARQUISE, d^un air de reproche. Pourquoi donc?..
LE MARQUIS. Et niou discours à prononcer ! — Sans cela, j'aurais été trop heureux de passer la matinée avec vous.
JULIE. Ah! mon Dieu! Monsieur, j'allais oublier... on sort d'ici; M. le baron de... un nom qui finit en ac... celui qui va toujours à la Chambre... avec Monsieur...
LE MARQUIS. Et qui vote avec moi. Je sais qui c'est. Hé bien?..
JULIE. Hé bien, il a dit que, comme vous n'aviez pas assisté à la séance d'hier , il venait vous dire...
LE MAHQuis. De iic pas manquer ce matin? J'en étais sûr.
JULIE. Non... qu'il n'y avait pas de réunion aujourd'hui.
LE MARQUIS, atterré. Ah! mon Dieu... voilà un contre-temps.
LA MARQUISE. Dout je me félicite... car j'avais à vous parler.
LE MARQUIS, avec inquiétude. A moi..?
LA MARQUISE. Oui, à VOUS seul... cinq minutes d'entretien.
LE MARQUIS, embarrassé. Je ne demanderais pas mieux, mais votre couturière qui attend.
LA MARQUISE. Julie... faites-k entrer.